Les élections législatives des 6 et 27 octobre prochains étaient au menu de la rencontre dernièrement organisée par un opérateur économique originaire du district d’Ikobey et du canton Sindara. Gaston Dibanganga a en effet saisi de cette rencontre pour appeler ses concitoyens à s’y impliquer activement en jouant la carte Mandza Mondjo, qui se présente à cette compétition électorale.  

Gaston Dibanganga, chef d’entreprise, présentant Pierre Mandza Mondjo, candidat UPN (à gauche), et son suppléant. © union.sonapresse

 

Pierre Mandza Mondjo, professeur de Philosophie dans le secondaire, sera de la course au cours des prochaines législatives dans le second siège du département de Tsamba-Magotsi qui regroupe le district d’Ikobey et le canton Sindara. Il s’y présente sous les couleurs du parti d’opposition modérée, l’Union pour le progrès national (UPN). Plutôt bien installé dans la circonscription, Pierre Mandza Mondjo a reçu le soutien des siens dimanche dernier au quartier Louis, dans le 1er arrondissement de Libreville.

En effet, sur les sept candidats qui se présentent, notamment l’indépendant Jean-Pierre Otembo, David Labaye (RHM), Simon-Pierre Massandé (PDS), Dimitri Okaba (CAC) et Dieudonné Mondjo (PDG), certains ressortissants de la localité ont fait le choix de soutenir Pierre Mandza Mondjo. Parmi ceux-ci, le notable et opérateur économique Gaston Dibanganga, connu dans les milieux économiques et forestiers, qui a convié, à une rencontre dimanche dernier, «les fils et filles du district d’Ikobey et du canton Sindara» pour évoquer les questions liées aux prochaines élections législatives.

Dans son discours, Gaston Dibanganga a voulu mettre l’accent sur l’impérieuse nécessité de relancer le district et le canton, dont «le phare s’est éteint», estimant que l’on ne saurait rester indifférent aux maux qui frappent cette contrée qui fut jadis un grand centre administratif. Et pour lui, la renaissance de Sindara et de tout le district passe par l’élection comme député de Pierre Mandza Mondjo. «Après avoir accompagné Christophe Bouango, puis un peu plus tard André-Christ Nguembé, notre frère Pierre Mandza Mondjo a décidé de se lancer cette fois dans la bataille des législatives ; au-delà des clivages politiques et des particularismes linguistiques, nous devons nous mettre derrière celui qui paraît être aujourd’hui le plus apte à défendre les intérêts de notre circonscription politique», a souligné l’homme d’affaires.

 «Pour l’élection qui arrive», a-t-il tenu à souligner, «il  ne s’agit pas de critiquer tel ou tel, ni de faire le bilan de tel ou tel autre, mais de choisir quelqu’un dont nous connaissons l’attachement au terroir». «Pour moi, a-t-il affirmé.  «Pierre Mandza Mondjo est celui qui peut permettre de rallumer le phare de Sindara, car vous le savez, jusqu’en 1947, Sindara était la capitale du Bas-Ogooué qui partait de ce que l’on appelle aujourd’hui l’Ogooué-Maritime jusqu’à la Ngounié. C’est à Sindara qu’étaient prises les principales décisions de cette région. Vous le savez également, c’est à Sindara qu’on a construit la première école de tout le Sud-Gabon. Le phare doit être rallumé !», a-t-il recommandé.

A l’entame de cette rencontre qui a drainé des dizaines de ressortissants de la circonscription, Gaston Dibanganga a fait observer une minute de silence en la mémoire d’André-Christ Nguembé, «premier fils de notre contrée à avoir été élevé au rang de ministre de la République», ainsi qu’en la mémoire d’autres fils de la localité. Une initiative qui a été très appréciée par la nombreuse assistance.

Visiblement déterminé à aller à la bataille pour gagner, Pierre Mandza Mondjo a, pour sa part, appelé à l’unité et à la cohésion, car, a-t-il dit, c’est en unissant nos efforts au-delà des différences idéologiques et culturelles, «tout deviendra possible». «Ayons en tête le réveil de notre district et de notre canton, ayons en tête notre volonté commune de voir notre localité revenir au premier plan, ayons en tête notre volonté commune de rallumer le phare de Sindara, comme l’a dit notre aîné Dibanganga». Pierre Mandza Mondjo a saisi l’occasion pour dire que s’il est élu député en octobre prochain, il mettrait l’accent sur les questions relatives à l’éducation et à la formation des jeunes, au bien-être des personnes âgées et au développement des structures sanitaires des zones rurales. Chacun des participants a promis d’être le relais de cette candidature dans le district d’Ikobey et le canton Sindara, dans l’ensemble des villages et hameaux.