Malgré un démarrage plutôt discret, la campagne pour les législatives de Paul Georges Okinda prend des couleurs sur le 2e siège du 5e arrondissement de Libreville. Lors de ses meetings, il propose que les députés s’engagent, en début de mandat à l’Assemblée nationale, sur au moins une cause.

Paul Georges Okinda candidat au 2e siège du 5e arrondissement de Libreville lors de l’un de ses meetings au quartier Lalala. © D.R.

 

Fils de l’ancien ministre et parlementaire Jérôme Okinda, Paul Georges Okinda s’est lancé dans la course à la députation sous la bannière du Parti gabonais du centre indépendant (PGCI), membre de la Majorité républicaine et sociale pour l’émergence. Son positionnement part d’un regret : certains, selon lui, ne sont pas à la hauteur du mandat, à l’Assemblée nationale, qui leur a été confié par le peuple les ayant élus. Aussi, propose-t-il «qu’à l’avenir, les députés s’engagent, en début de mandat, sur au moins une cause.».

Paul Georges Okinda veut faire bouger les lignes et espère également faire changer des choses. Mais, en a-t-il les moyens? «Bien sûr, répond l’intéressé. Je suis même co-auteur du programme de la liste PGCI aux municipales. Je suis pour un Etat protecteur, pour une décentralisation effective qui permette aux collectivités de jouer un rôle plus social au service des administrés».

Implanté dans le 5e arrondissement de Libreville, l’ancien cadre de Shell, passé par le ministère du Pétrole où il a notamment été Conseiller, estime pouvoir apporter sa pierre à l’édification du Gabon. Pour lui, il n’est plus question de rester les bras croisés face aux divers maux qui minent la société et paupérisent davantage le peuple.  «A un moment donné, il faut rendre à la collectivité un peu de ce qu’elle vous a donné. D’où mon engagement politique», a-t-il expliqué. Il assure agir avec «un grand plaisir» dans la mesure où, être député, estime-il, «est un des emplois des plus intéressants qui soit (…) Vous votez des lois qui impactent même sur la qualité de l’air qu’on respire. Vous contrôlez l’action du gouvernement. Bref, vous avez votre mot à dire sur la vie de la Cité. C’est passionnant !».

Il soutient, entre autres, un programme municipal d’entretien des routes secondaires non bitumées. «Là où il y a la volonté, il y a un moyen. N’oubliez pas que le PGCI a un positionnement unique qui lui permet d’apprécier les bons aspects de la politique du Chef de l’Etat tout en conservant sa force de proposition. Je fais le pronostic que, dans le 5e arrondissement, nos idées et notre action seront soutenues au-delà de la Majorité. C’est le grand avantage que nous voyons à dialoguer avec tout le monde comme nous l’avons toujours fait».

Dans ses meetings, rencontres et causeries, le candidat du PGCI explique que le changement s’impose dans le pays et particulièrement dans sa circonscription. «Les gens vivent dans des conditions difficiles. Il faut que cela change», a-t-il martelé.