La trentaine de candidats d’Union & Solidarité (US) aux prochaines législatives entend faire voter à l’Assemblée nationale une loi intégrant le Procès-verbal vidéo (PVV) dans le processus électoral, pour en finir avec les crises découlant des élections au Gabon.

Etienne Francky Meba Ondo dit «Meboon», défenseur du PVV lors de ces prochaines législatives. © D.R.

 

Union & Solidarité, le parti de Jean de Dieu Moukagni-Iwangou veut en finir avec les crises issues des différentes élections politiques au Gabon. Pour ce faire, parmi l’ensemble de projets qu’ils projettent de défendre à l’Assemblée nationale s’ils sont élus au terme des prochaines législatives, dont le premier tour est prévu le 6 octobre, les 36 candidats de l’US entendent faire voter une loi intégrant le Procès-verbal vidéo (PVV) dans le processus électoral.

Porté depuis plusieurs mois par Etienne Francky Meba Ondo, un jeune cadre du parti, le PVV est présenté comme une des solutions aux crises récurrentes enregistrées après chaque élection politique au Gabon. Le jeune candidat de l’US aux législatives dans le 2e arrondissement d’Oyem le voit en effet comme un outil contre la fraude électorale. Le PVV est censé venir en appui aux procès-verbaux sur papier dans les cas de contestations des résultats issus des élections.

Si en octobre 2017, dans un post sur sa page Facebook, Etienne Francky Meba Ondo rappelait déjà que la verbalisation-vidéo est utilisée dans les systèmes de surveillance et de police de certains pays, à l’instar de la France, il estime que sa proposition entre dans le cadre de la sécurisation des résultats des scrutins par le fait de la transparence que le PVV implique. Ce nouveau format de procès-verbal, assurait-il, vise aussi à préserver la paix et la tranquillité dans le pays.

De façon pratique, chaque bureau de vote doit disposer d’au moins cinq appareils permettant de faire des vidéos en continu. Leurs images seront, soit diffusées en direct via des canaux précis (Facebook Live ou Youtube), soit enregistrées pour être utilisées pendant l’examen d’éventuels contentieux devant la Cour constitutionnelle. Ces vidéos, précise le militant de l’US, devront être détenues par tous les représentants des candidats ainsi que par l’administration publique en charge de l’organisation des élections, la société civile et les observateurs.