Comptant parmi ceux ayant refusé de participer aux prochaines législatives, le parti de Hubert Francis Aubame est en campagne pour le boycott de ces futures élections par les Gabonais.

Hubert Francis Aubame et Les Souverainistes-Ecologistes appellent au boycott des prochaines législatives (photo d’archives). © D.R.

 

Soutiens de la première heure de Jean Ping, alors même que l’ancien président de la commission de l’Union africaine n’avait pas encore déclaré sa candidature à la présidentielle d’août 2016, Hubert Francis Aubame et ses compagnons sont restés fidèles. Si le président de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) n’entend pas prendre part aux législatives annoncées pour le 28 avril prochain, leur parti, Les Souverainistes-Ecologistes, y sera également absent. Ils envisagent d’ailleurs de convaincre les militants de l’alternance à se joindre à eux pour défendre cette cause.

Le week-end dernier à Nzeng-Ayong, dans le 6e arrondissement de la commune de Libreville, Les Souverainistes-Ecologistes ont lancé leur série de causeries politiques de l’année avec un but précis : appeler les Gabonais à boycotter les prochaines législatives. Le prétexte,  la non prise en compte du choix des électeurs. Depuis 1993, «le pouvoir vole la victoire du peuple», a justifié Hubert Francis Aubame, qui assure que le boycott auquel son parti appelle est loin d’être anodin et sans importance. Le président des Souverainistes-Ecologistes s’est rappelé que «celui des élections de 2011 a eu le mérite de diaboliser le pouvoir en place», rapporte, ce mercredi 7 mars, le quotidien L’Union.

En fin de compte, l’objectif du parti de Hubert Francis Aubame serait de «diaboliser» davantage le pouvoir d’Ali Bongo. Pour les militants, participer aux prochaines législatives revient à légitimer un pouvoir que la CNR, dans sa totalité, conteste depuis plus d’un an. En décembre 2016, Les Souverainistes-Ecologistes avaient déjà dit leur refus de participer aux législatives avant leur report.