Le Parti démocratique gabonais (PDG) a mis en garde, vendredi, ses militants qui appellent à ne pas voter ses candidats engagés pour le second tour des législatives prévu le 27 octobre prochain. Le parti d’Ali Bongo dit les avoir tous identifiés, et promet des sanctions.

Des militants du PDG, le 5 octobre 2018, à Nzela (Ogooué-Ivindo). © Com. PDG

 

A deux semaines du second tour des législatives pour lequel sont engagés plusieurs de ses candidats, le PDG fait face à une contre-campagne orchestrée par certains de ses propres militants. Dans plusieurs localités du pays, en effet, de manière plus ou moins explicite, des militants appellent les populations à ne pas élire les candidats de leur formation politique. Certains au sein du parti d’Ali Bongo ne manquent pas d’y voir un acte de trahison à l’encontre du parti et visant davantage le «distingué camarade».

Dans une déclaration, ce vendredi 12 octobre, la Commission permanente de discipline dénonce «des actes de duplicité» visant à «semer le trouble dans (les) rangs» du parti. Toutefois, elle n’a pas manqué de rappeler que des sanctions ont été prises ces derniers mois contre des militants de «toutes qualités confondues», et a assuré de ce que les «camarades» indélicats sont «formellement identifiés». Mieux, en en croire le porte-parole de la Commission, les dossiers de chacun de ceux-ci sont actuellement en examen.

«Le moment venu, a annoncé la Commission permanente de discipline, des sanctions leur seront infligées, conformément à l’article 92 alinéa 4 des Statuts, ainsi que des articles 100 et 101 du Règlement intérieur du Parti.» Aussi, la Commission appelle-t-elle à bannir du PDG «la duplicité et l’immoralité politiques qui ont toujours caractérisés certains camarades».