Convaincu de ce que les prochaines législatives ne seront ni transparentes ni équitables, le Parti gabonais du progrès (PGP) a appelé les Gabonais à «résister à ce simulacre d’élections».

Benoît-Joseph Mouity-Nzamba, le président du PGP. © Gabonreview

 

Conformément à la position officielle de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), le PGP ne prendra pas part aux prochaines législatives. Benoît-Joseph Mouity-Nzamba a invité «les patriotes et les démocrates», particulièrement les militants de l’aile dure de l’opposition à «résister» à ce qu’il a présenté comme un «simulacre d’élections». Pour lui, plusieurs points concourent à faire douter de la bonne foi affichée ces derniers mois par le pouvoir.

Soutenant que «la fraude électorale est systématique dans le système Bongo-PDG», le président du PGP voit déjà dans la mise en place du Conseil gabonais des élections (CGE) une façon de préparer la fraude. «La composition du CGE ne garantit aucune transparence électorale parce que la plupart de ses membres sont issus de la majorité présidentielle et des partis affiliés», a expliqué Benoît-Joseph Mouity-Nzamba, craignant que certaines dispositions des textes régissant le fonctionnement de cette structure ne limitent la liberté de parole de ses membres, soumis «à la pression et à la menace» d’un éventuel emprisonnement.

Au PGP, l’on estime donc que «la nouvelle loi électorale ne garantit ni l’équité ni la transparence électorale, et conséquemment, des lendemains électoraux apaisés». Pour le leader du PGP, «les dernières décisions de la Cour constitutionnelle, qui accentuent et parachèvent la personnalisation du pouvoir montrent qu’il est illusoire pour l’opposition de rêver à une hypothétique cohabitation avec un président usurpateur devenu roi».

«Ceux qui prendront part à ce simulacre d’élections ne feront que légitimer l’imposture du clan Bongo», a mis en garde le président du parti politique auquel appartient Jean Ping.