Lancé dans la dernière ligne droite du scrutin du 6 octobre, Arnauld Engandji, le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG) au deuxième siège du département de la Sébé-Brikolo, à Okondja, multiplie les causeries de proximité avec la population de sa circonscription.

Arnauld Engandji promeut l’unité et la cohésion en invitant à se départir de la politique des dons, du Show, mais à aller vers la politique d’autonomisation des communautés. © Facebook.com/EngandjiAlandji

 

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Entré en campagne depuis le 25 septembre dernier, Arnauld Engandji est engagé dans la dernière ligne droite de l’élection du 6 octobre prochain. Dans ses meetings, causeries et réunions politiques, le candidat du parti au pouvoir, au deuxième siège du département de la Sébé-Briloko, fait œuvre utile. Son message est axé sur la promotion des us, traditions et coutumes de son terroir.

«J’ai lancé ma campagne par des rencontres de proximité en revalorisant nos éléments culturels. On vient chez les gens, on discute avec eux et en fin de soirée, là où la nuit tombe, on a une séance de contes autour d’un feu de camp, comme à l’époque», a expliqué Arnauld Engandji, ajoutant que pendant la dernière étape de la soirée, ils dînent avec la population. «Les vieux prennent le temps de nous replonger dans les contes et légendes de chez nous. C’est là où se trouvent nos sagesses populaires. Les messages sont transmis par ces séances de contes pour éduquer les jeunes et leur transmettre notre culture».

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Trois messages clés sont portés à l’attention des potentiels électeurs. «Ce que j’ai donné comme consigne aux électeurs c’est de s’inscrire là où leur cœur se trouve parce que vous ne pouvez pas mieux défendre un endroit que parce que vous l’aimez. Deuxième message, c’est l’appel du village. Tous ceux qui répondent, quel que soit leur bord politique doivent être traités avec le respect de celui qui se sacrifie pour la communauté et enfin éviter la politique des dons, du Show, mais aller vers la politique de l’atomisation».

Outre cette promotion de la culture traditionnelle, l’actuel ministre de l’Egalité des Chances promeut un message d’unité et de communion. «Nous disons au gens que nous sommes tous unis. Nous sommes tous issus d’une seule et même famille», a-t-il dit, invitant les uns et les autres à «sortir des campagnes où on est juste dans le show et qu’on commence à vraiment s’adresser à la population pour voir comment répondre à leurs réalités au quotidien».

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Sa profession de foi repose sur l’autonomisation et le développement économique d’Okondja. L’ambition du candidat est de faire de cette localité le grenier de la province du Haut-Ogooué (G2), et à terme le grenier du pays. Il espère également mettre en valeur tous les talents de la Sébé-Brikolo afin d’offrir à chacun des opportunités d’emploi.

C’est la raison pour laquelle le slogan «Ombila A Mpungu», l’appel du village, est la variante dominante de sa campagne. A travers ce slogan mobilisateur, le candidat invite au rassemblement au-delà des clivages politiques. L’objectif est de parvenir à un consensus arc-en-ciel, pour mieux penser et promouvoir le développement de la localité. «Ce que j’essaie de dire à la population est que tous ceux qui sont autour de nous, qu’ils soient de l’opposition, du PDG ou indépendant, qu’ils répondent à cet appel pour développer nos communautés. L’idée c’est de respecter le candidat en face, en se disant qu’il ne vient pas pour nous attaquer. Il faut sortir de la politique où celui qui se présente cherche à vous attaquer mais plutôt prouver qu’on est meilleur pour développer son village».

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Le candidat du PDG estime que «lorsqu’on est nombreux à porter ce message de développement du village, mieux cela est. Cela veut dire qu’il y a plus de fils qui veulent et qui pensent au développement de leur village», a martelé le candidat du PDG à Sébé-Brikolo. Pour lui, la population doit écouter les autres concurrents avec respect. «Vous avez plusieurs photos de moi avec mon adversaire politique sur le siège. Lorsque j’ai une causerie et s’il est dans la zone, il est invité. On passe le même message d’unité à la population, en leur disant qu’au soir du 6 octobre, on ira manger ensemble. Ce sont les meilleures idées qui auront gagné et non les coups bas. La politique de l’intrigue a trop divisé le département de la Sébé Brikolo», a-t-il déclaré.

En jouant à domicile, Arnauld Engandji espère obtenir le maximum de voix de ses compatriotes. «J’ai choisi le deuxième siège délibérément parce que c’est là qu’est mon affection. C’est là où sont mes souvenirs, où est mon enfance, où j’ai grandi. Je connais tout le monde », a-t-il dit avec assurance.