La caravane politique de Franck Nguéma, «Le pèlerin d’Akanda», candidat indépendant aux législatives, a atteint sa vitesse de croisière, les 2, 3 et 4 octobre 2018. Il a multiplié les rencontres en tenant plusieurs meetings sur différents lieux de la commune.

Franck Nguéma au terme de ses meetings à la Cité des Ailes, à Beaulieu (Héliconia) en passant par Angondjé-village et Cap-caravane. © Gabonreview

 

Malgré le temps pluvieux du mardi 2 octobre, l’homme en blanc a animé d’importants rendez-vous dans sa course vers le Parlement. Au quartier Avorbam, la rencontre a débuté au son de la cithare, un instrument de musique traditionnelle, considéré comme sacré dans certains rites du Gabon. Par la voix du notable Makao Boukila, les habitants de cette zone urbaine lui ont accordé leur soutien. «Ici, nous avons fait notre choix. Aujourd’hui, nous te confirmons notre soutien», a garanti le riverain.

Même scénario à la Cité Alhambra située derrière le stade de l’Amitié. Une zone quasiment enclavée à cause de l’état de la route. La cité, constituée de logements sociaux inachevés, vit dans le délabrement total avec des flaques de boue, en ces temps de pluie. Pour le candidat au deuxième siège de la commune d’Akanda, le chômage maintient son niveau élevé au Gabon à cause du non-paiement de la dette intérieure estimée à plus de 400 milliards de francs CFA.

La lutte contre la précarité et le chômage constitue les points forts de son message. «Si les entreprises sont payées, elles pourront embaucher», a-t-il affirmé. Son objectif est de faire baisser le chômage. «Quand on fait partie du problème, on fait partie de la solution», a-t-il lancé en citant son oncle André Mba Obame. Une invitation implicite à l’endroit des gouvernants à résoudre le problème de l’inactivité des jeunes.

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Du rond-point de la Cité des Ailes à Beaulieu (Héliconia), en passant par Angondjé-village et Cap-caravane, l’un des porte-étendards du groupe Lumière, au deuxième arrondissement d’Akanda, a expliqué son projet politique dont le but est de changer la vie des Gabonais.

Déconcerté par la pauvreté ambiante de ses compatriotes, il compte initier des lois assurant un filet social pour chaque citoyen, une fois au parlement. «Je défendrai toujours, de manière déterminée et pacifique, avec d’autres, un changement radical de gouvernance du pays, avec mes convictions humanistes qui placent l’homme au centre du développement afin de faire reculer fortement la pauvreté des populations gabonaises. C’est le grand chantier du Gabon durant les cinq prochaines années», a-t-il affirmé.

Durant les rencontres, son équipe a profité de la mobilisation pour présenter aux potentiels électeurs le processus de vote dans les bureaux. Bien sûr, le bulletin de Franck Nguéma est présenté au public. Ce dernier estime que la commune d’Akanda en général, et le 2e arrondissement en particulier, est devenue un enjeu national et symbolique par ses potentialités naturelles, sa position géographique au nord de Libreville, la densité de sa population et le brassage des cultures gabonaises qui vivent en totale harmonie.

Se voulant rassembleur, il propose une issue favorable aux contradictions politiques de la période postélectorale. «Depuis la présidentielle de 2016, notre pays est fracturé en deux. La situation du Gabon impose action et engagement. Entre deux camps politiques, qui se regardent en chiens de faïences, selon moi, il existe une 3e voie d’espérance basée sur 5 principes de vie majeurs : l’amour fraternel, la dignité de la personne humaine, le bien commun, la subsidiarité et la solidarité. Dans ma vision politique chaque personne occupe une place unique dans la société», a-t-il rappelé.

Le 6 octobre, les Gabonais devront élire les membres du nouveau parlement. Et le candidat du Groupe Lumière est très confiant pour le résultat positif au terme du processus électoral.