Si l’Alliance démocratique et républicaine (ADERE) a annoncé sa non participation aux prochaines échéances électorales, certains de ses militants ont annoncé leurs candidatures. Leur sort devrait être abordé lors d’un congrès à venir.

Didjob Divungi Di Ndinge promet un Congrès pour déterminer le sort de ses militants qui vont aux prochaines élections. © D.R.

 

Parti politique de l’opposition radicale, l’Alliance démocratique et républicaine (ADERE), la formation de l’ancien Vice-président de la République d’Omar-Bongo, Didjob Divungi Di Ndinge, a décliné sa participation aux scrutins du 6 octobre 2018.

Toutefois, certains de ses cadres ont jugé opportun de passer outre les recommandations de la hiérarchie. Ils ont déposé leurs candidatures. Ce qui a provoqué la colère du leader de ce parti proche de l’opposant Jean Ping.

Dans un communiqué, le 29 octobre 2018, Didjob Divungi Di Ndinge annonce un congrès au cours duquel sera débattue la situation des membres ayant fait acte de candidature aux législatives et locales du 6 octobre. «J’exclus, sous quelque forme ou qualité que ce soit, toute idée de participation aux prochaines élections législatives et locales annoncées pour octobre 2018», a-t-il déclaré.

«En ma qualité de président de l’Alliance Démocratique et Républicaine (ADERE) et garant de ses règles de fonctionnement, il m’importe de relever que ces décisions unilatérales de participation auxdites élections ont été prises, par ces militants de base, en violation des dispositions statutaires et règlementaires du parti», a-t-il dénoncé.

S’il note qu’«il est possible d’entendre les motifs qui fondent cette démarche ; lesquels ne sont pas sans liens avec les incertitudes d’un contexte politique anxiogène, né de la crise post-électorale et entretenu aussi bien par la mauvaise gouvernance du pays que par les dérives dictatoriales du régime», l’ancien Vice-président de la République met en garde, en indiquant qu’il est «tout aussi impératif de ne pas célébrer, avec de telles pratiques au sein du parti, cette mauvaise gouvernance que l’on dénonce par ailleurs».

C’est la raison pour laquelle, il a «décidé de soumettre cette situation à l’examen du Congrès, instance suprême du parti, lors de ses prochaines assises».

A ce qu’il semble, les sièges concernés à ce jour seraient, selon le président de l’ADERE, sont le département de Ndougou et la commune de Gamba, dans la province de l’Ogooué Maritime, le département de la Doutsila et la commune de Mabanda, dans la province de la Nyanga, le département de la Douya-Onoye et la commune de Mouila, dans la province de la Ngounié.