Franck Nguéma et Fabrice Makouadza ont démarré tambour battant leur campagne pour les législatives d’octobre. Les deux candidats indépendants en lice respectivement pour le deuxième et le premier arrondissement de la commune d’Akanda se sont adressés à leurs électeurs le 25 septembre au stade du Séminaire Brottier. Ils proposent le rassemblement de tous pour une alliance nouvelle dans cette commune.

Franck Nguéma et Fabrice Makouaza recevant la «flamme de l’espoir» des mains des jeunes, des femmes et des sages d’Akanda, le 25 septembre 2018. © Gabonreview

 

Présentés sous l’étiquette du Groupe Lumière, Franck Nguéma et son compagnon se disent porteurs d’une espérance nouvelle pour les habitants de cette agglomération située au nord de Libreville. Candidat au 2e arrondissement de la commune d’Akanda, le patron de la chaine de télévision privée TV+ et neveu d’André Mba Obame, entre dans l’arène avec des constats, mais surtout des propositions.

Moments forts de l’ouverture de la campagne du Groupe Lumière à Akanda. © Gabonreview

S’adressant à ses potentiels électeurs lors de ce meeting de lancement de sa campagne, il leur a dit combien leurs bulletins de vote sont importants pour ce scrutin chargé de symboles. Selon Franck Nguéma, ces élections permettront d’élire les premiers députés de l’histoire de la jeune commune d’Akanda. «Ces choix nécessitent beaucoup de discernement pour éviter les erreurs de casting du passé», a-t-il dit, invitant les siens à ne pas «succomber aux tentations du sectarisme et du fanatisme destructeur, car la souffrance des Gabonais devient insoutenable».

Auréolée de sa virginité politique, l’homme d’affaires estime qu’il a des atouts pour mieux défendre les intérêts de cette «commune devenue un enjeu national et symbolique par ses potentialités naturelles, sa position géographique au nord de Libreville, la densité de sa population et le brassage des cultures gabonaises qui vivent en totale harmonie». C’est pour lui «un modèle de cohésion nationale, le Gabon en miniature !» qu’il faut à tout prix préserver, densifié et promouvoir à l’échelle nationale.

Relevant que le Gabon est fracturé en deux depuis l’élection présidentielle de 2016, le candidat réclame  la nécessité des actions et des engagements capables de sortir le pays de cette situation. C’est au regard de cette exigence qu’il propose une 3e voie, celle d’espérance, reposant sur «cinq principes de vie majeurs» : l’amour fraternel, la dignité de la personne humaine, le bien commun, la subsidiarité et la solidarité. «Dans ma vision politique, chaque personne occupe une place unique. Aucune personne ne peut être déclarée inutile ou indésirable pour cause de handicap, maladie, vieillesse, jeunesse, genre, pauvreté, opposition ou pouvoir politique, société civile, etc.», a-t-il martelé.

Pour que les choses se transforment dans le sens de l’amélioration, Franck Nguéma propose un changement radical de gouvernance du pays. Et pour y parvenir, «l’homme doit être au centre du développement afin de faire reculer fortement la pauvreté des populations gabonaises». L’effectivité de cette exigence représente pour lui «le grand chantier du Gabon durant les cinq prochaines années».

Avec son compagnon du Groupe Lumière, Fabrice Makouaza, les combats qu’ils mèneront à l’Assemblée nationale lors de la 13e législature, s’ils sont élus, sont l’accélération de l’accès des populations aux services sociaux de base pour éradiquer l’extrême pauvreté, la défense et la modernisation du modèle social et de la justice sociale, la promotion de l’école de la réussite comme ascenseur social.

Ils entendent également favoriser la création de richesses et d’emplois par une «économie sociale de marché, l’optimisation de la gestion des finances publiques pour rattraper le retard de développement, tout en moralisant la vie politique pour faire ancrer la notion de patriotisme».

Franck Nguéma et Fabrice Makouaza veulent en outre promouvoir l’Etat de droit, la stabilité et la paix pour consolider la République. Ils espèrent obtenir l’amendement de la loi no28/2016 du 6 février 2017 portant Code de protection sociale pour rendre obligatoire le paiement de l’allocation chômage, «un amortisseur social face à la crise».

Ils proposent enfin une loi pour obliger l’Etat à construire un quota minimum de logements sociaux par an, ainsi qu’une loi pour la réintégration, au Gabon, des compétences et talents de la Diaspora gabonaise. Ce qui devrait permettre de lutter contre la fuite des cerveaux, et encourager, de façon significative et durable, le développement et le rayonnement du Gabon.