Conseiller municipal indépendant de la commune d’Akanda, au nord de Libreville, Fabrice Makouaza est certainement le premier à avoir déclaré sa candidature pour les prochaines élections législatives. Depuis deux mois, il parcourt le terrain pour convaincre son électorat.

Fabrice Makouaza s’adressant à ses supporters lors de son meeting du 3 février 2018. © D.R.

 

Agé de 41 ans, Fabrice Makouaza rêve d’un nouvel destin. Conseiller municipal, il envisage désormais de siéger au palais Léon Mba en tant que député, si les populations de sa circonscription lui accordent leur confiance. C’est pour leur annoncer sa décision de se présenter à la députation et de solliciter leurs suffrages qu’il parcourt depuis deux mois le terrain pour tenter de convaincre les électeurs.

Le samedi 3 février, il a achevé sa «Tournée de déclaration de candidature» dans la commune d’Akanda, singulièrement dans le 1er arrondissement. «J’ai écouté, j’ai vu, j’ai échangé avec mes compatriotes du 1er arrondissement de la commune d’Akanda qui m’ont exprimé́ leur détresse, leur sentiment d’abandon, et même leur sentiment de trahison, face aux multiples promesses non tenues par les autorités politiques du 1er arrondissement de la commune d’Akanda», a-t-il déclaré.

Fort de ses combats aux côtés de ses concitoyens dans les difficultés communes, notamment dans la défense des terrains des populations, celui qui dispose d’un CV moins épais qu’une feuille de papier à bien de convictions et d’espoir. Il prône le changement radical de mode de gouvernance, en exigeant aux autorités politiques et administratives, plus de responsabilité.

«Dans ma tournée citoyenne au sein du 1er arrondissement de la commune d’Akanda les populations se sont plaintes d’être complètement marginalisées depuis des décennies: pas de routes praticables, pas d’eau, même pas de forages. On va à la rivière pour puiser de l’eau. Pas de structures de santé digne, même pas un collège, pas de transport en commun sécurisé pour relier Libreville à 10 km. Aucun projet de développement véritable. La vie au quotidien est vraiment dramatique pour les populations du 1er arrondissement de la commune d’Akanda», a-t-il fait observer.

Il a également dénoncé «une vaste opération d’expropriation foncière, dans le 1er arrondissement de la commune d’Akanda, qui porte sur plus de 2 millions de mètres carrés».

Son projet pour l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens tourne autour des axes ci-après : lutter contre les expropriations foncières, arbitraires et injustes des populations dans les zones rurales ; permettre aux populations d’accéder à l’eau et à l’électricité ; inciter l’aménagement et l’ouverture des routes impraticables ; favoriser l’implantation des établissements scolaires maternels, primaires et secondaires et développer l’écotourisme.