Estimant qu’une nouvelle façon de faire de la politique au Gabon est possible, voire indispensable pour le développement du pays, l’actuelle ministre en charge de la Décennie de la femme a officiellement présenté, samedi à Oyem, sa candidature aux prochaines législatives comme «la troisième voie» entre le PDG et l’opposition.

Estelle Ondo, lors de sa déclaration officielle de candidature, le 8 septembre 2018, à Oyem. © Gabonreview

 

© Gabonreview

Candidate aux prochaines législatives, Estelle Ondo l’a assuré samedi 8 septembre, lors de sa déclaration officielle de candidature dans le chef-lieu de la province du Woleu-Ntem. Elle ne représente pas le Parti démocratique gabonais (PDG) comme certains le lui prêtent ; pas plus qu’elle n’est une candidate «masquée» de l’opposition. Si l’actuelle ministre en charge de la Décennie de la femme souhaite être élue dans le 2e arrondissement d’Oyem, c’est en tant qu’indépendante. Elle se pose d’ailleurs en alternative entre ces deux camps.

«La population gabonaise ne doit pas être condamnée à choisir entre le PDG et l’opposition. Il faut une troisième voie», a-t-elle déclaré, estimant que «nous devons sortir de la seule conception majorité-opposition en politique au Gabon».

 Pour Estelle Ondo, dont la candidature est portée par son association «J’aime Oyem», «en politique, les idées changent et le peuple gabonais doit pouvoir avoir plus de choix que celui que l’on voudrait limiter entre le pouvoir et l’opposition dite radicale». Or, a-t-elle estimé, «il y a une autre voie, cette voie centriste qui, elle aussi, a des choses à proposer. D’autant que nous sommes une petite nation et une jeune démocratie qui a besoin, pour se construire, de tous les fils et filles de ce pays, qu’ils soient du pouvoir ou de l’opposition».

En présentant officiellement sa candidature aux populations du 2e arrondissement de la commune d’Oyem, ainsi qu’aux membres et sympathisants de l’association «J’aime Oyem», Estelle Ondo a dit ne pas être une novice en politique. Ancienne militante, puis cadre de l’Union nationale dont elle en avait été exclue à la suite de son entrée au gouvernement, elle a assuré bénéficier d’une certaine expérience. Première personnalité politique d’Oyem, la candidate a réaffirmé son amour pour sa ville natale et a promis de poursuivre et d’achever les initiatives lancées depuis deux ans dans la commune si elle est élue député, au terme du scrutin dont le premier tour est prévu le 6 octobre prochain.