Les membres du Comité permanent et du Bureau politique du Parti démocratique gabonais (PDG) se sont concertés le 21 février 2018 à l’occasion des réunions statutaires présidées Ali Bongo. Dans l’entretien ci-dessous accordé à la presse, le Secrétaire général, Eric Dodo Bounguendza, revient sur l’essentiel des travaux.

Eric Dodo Bouguendza, lors des réunions du Comité permanent et du Bureau politique du Parti démocratique gabonais, le 21 février 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

Vous avez assisté à deux réunions, celle du Comité permanent et celle du bureau politique. De quoi était-il question?

Il faut se rappeler que c’est la première réunion d’après le 11e Congrès ordinaire de notre parti. Il fallait donc que nous nous retrouvions absolument pour essayer de faire le point sur le temps que nous venons de passer depuis le 10 décembre dernier. A ce sujet, les messages forts du Distingué Camarade ont été livrés aux membres du bureau politique, non seulement pour le bon fonctionnement du parti, mais aussi pour nous projeter dans un avenir très proche et moyen, par rapport aux grandes actions de terrain que nous avons à mener, à la cohésion, au collectif qui doit prévaloir et surtout par rapport à l’unicité de l’objectif: celui de pouvoir accompagner l’épanouissement de nos populations et développer notre pays, même si nous savons que sur le terrain, il faut également faire de la politique.

Le Distingué camarade, Ali Bongo Ondimba, présidant le 21 février 2018 à Libreville, avec Eric Dodo Bouguendza, les réunions du Comité permanent et du Bureau politique du Parti démocratique gabonais. © Gabonreview

Il y a les législatives à venir, le PDG est-il prêt pour affronter cette échéance?

Le PDG est un parti responsable qui a eu l’information de façon officielle comme tous les autres partis. Nous savions que nous aurions les élections législatives pour avril 2018. Nous nous sommes préparés en lien avec ces élections et nous continuons à peaufiner un certain nombre de points nécessaires pour que cela soit une réussite totale pour notre parti. Nous sommes prêts. Nous nous organisons en conséquence et je pense que le moment venu, lorsque les choses seront plus clarifiées, par rapport à la période de précampagne et de campagne. Le PDG respectera la loi et se mouvra sur le terrain pour pouvoir faire campagne dans le but de remporter le maximum de sièges, pour assurer une majorité confortable au distingué camarade président.

Y aura-t-il des primaires au PDG en prélude à ces élections?

C’est un processus qui, pour l’instant, est en examen et vous le saurez en temps opportun.

Il se susurre que certains membres de votre parti qui ne seront pas investis, iront en indépendants.

Le PDG est un parti qui dispose de textes et aujourd’hui, il était justement question des statuts actualisés, du règlement intérieur à compléter et de la Charte des valeurs mise à jour. Nous fonctionnons sur la base des textes, la discipline est au cœur de notre fonctionnement et il n’est pas question que des militants PDG puissent faire cavaliers seuls, en se présentant en indépendant, sans que le parti ne les investisse. Je pense que nous n’avons pas à nous fonder sur la rumeur. Il est hors de question pour nous d’entrevoir des indépendants, parce que ce qui compte pour le PDG c’est de pouvoir investir des candidats, de les suivre, de les appuyer pour qu’une fois élus, ils siègent à l’Assemblée nationale pour le compte du parti.

Par rapport au délai fixé par la Cour constitutionnelle pour organiser ces législatives, le gouvernement pourra-t-il le tenir?

Le gouvernement est en train de fournir le maximum d’efforts et je pense que pour un parti politique comme le nôtre, nous nous préparons en conséquence de ce qui est à caractère officiel. Il n’y a aucun élément contradictoire pour l’instant. Nous devons donc faire avec ce qui est.