Des voix s’élèvent dans certaines circonscriptions électorales pour dénoncer l’insuffisance des kits d’enrôlement des électeurs, en prélude aux prochaines élections législatives. Un boycott voilé ?

L’insuffisance des kits d’enrôlement sur certains sites empiète sur le bon déroulement de la révision de la liste électorale. © Gabonactu.com

 

Lancée le 15 juin, l’opération de révision de la liste électorale se poursuit à Libreville et à l’intérieur du pays. Toutefois, elle semble confrontée par endroits à une difficulté majeure : l’insuffisance des kits d’enrôlement sur certains sites. C’est le cas dans le 1er arrondissement de Libreville.

«Nous sommes présentement au 1er arrondissement où le même problème se pose : celui des kits d’enrôlement. Ou ce sont les agents, ou c’est fait exprès. Parce que nous ne pouvons pas comprendre qu’un arrondissement aussi grand ait à disposition seulement deux kits. Il est impossible d’enrôler tout le monde dans les temps», a déploré un électeur très remonté.

Sur place, en effet, l’affluence est effective. Or, seules 20 à 25 personnes se font enrôler à la mi-journée depuis le début de l’opération. Et ce, alors que 200 à 300 personnes prennent d’assaut quotidiennement le site d’enrôlement du 1er arrondissement de Libreville. Pire, l’un des kits sur ce site d’enrôlement s’est planté depuis trois jours, sans que les autorités compétentes ne réagissent.

«Nous voulons nous faire enrôler, cela est impossible depuis trois jours. Il n’y qu’une seule machine et elle s’est plantée. Veut-on faire l’enrôlement ou non ? Est-ce un boycott voilé ? Où sont les kits d’enrôlement ?», a interrogé un autre électeur. Selon certaines indiscrétions, les kits d’enrôlement sur certains sites auraient même été empruntés à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). Dans ces conditions, difficile d’atteindre les objectifs d’enregistrement de 20 000 à 25 000 nouveaux électeurs tablés par le ministère de l’Intérieur.