Le président de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR), Bruno Ben Moubamba, était à Moabi le 16 avril pour une causerie politique. «Les PDGistes profitent de la misère des gens. Ils organisent même la pauvreté et la misère» estime ce dernier.

Bruno Ben Moubamba et Ali Bongo, le premier Responsable du parti démocratique gabonais. © D.R.

 

En prélude aux élections législatives à venir, Bruno Ben Moubamba (BBM) entretient, comme les autres responsables des formations politiques, son électorat. Il était le 16 avril à Moabi, dans la province de la Nyanga.

Au cours de cette causerie, les échanges ont porté sur la mise en place du Centre gabonais des élections (CGE) et les législatives. Le président de l’ACR n’a pas manqué de décocher des flèches au parti au pouvoir.

«Je suis venu à Moabi pour vous informer d’une chose très importante sur les élections», a déclaré BBM. «Les élections législatives n’auront pas lieu le 28 avril. A ce stade, on ne sait pas quand est-ce qu’elles auront lieu. Le Parti démocratique gabonais (PDG) et son gouvernement ont échoué dans l’organisation de ces élections. Ils ne veulent pas organiser ces élections», a-t-il asséné.

Selon lui, la «Cour constitutionnelle avait interdit au gouvernement de reporter ces élections à plus tard», dans la mesure où ce dernier avait déjà épuisé les voies de recours. «C’est pour cela que les opposants et les gens du pouvoir devaient s’entendre pour constituer le Centre gabonais des élections (CGE) qui devait décider de la nouvelle date des élections», a-t-il expliqué.

Le président de l’ACR affirme que le gouvernement d’Issoze-Ngondet a voulu se jouer de la population, avec le concours de Pierre-Claver Maganga Moussavou, René Ndémezo’Obiang et Séraphin Ndoat, pour choisir le président du CGE.

L’ancien membre du gouvernement estime que le gouvernement, le PDG et ces trois responsables de partis de l’opposition, ayant pris part du Dialogue politique, «ont décidé que c’est eux qui vont choisir le président du CGE. Pourquoi faire ? Pour continuer la tricherie aux élections législatives, sénatoriales et présidentielle», a-t-il déclaré.

Sur la situation de l’Assemblée nationale, BBM estime qu’il y a des gens au sein de cette institution qui n’ont plus le droit d’y être. «Les députés devaient faire 5 ans. Ils sont à la 6e voire 7e année», a-t-il dénoncé, indiquant que dans les jours à venir, des gens affublés d’étiquette d’indépendants, vont défiler dans leur ville pour solliciter leurs voix.

«Ces indépendants, ce sont des PDGistes. Il ne faut pas se laisser tromper par eux. Même s’ils vous apportent à manger, des médicaments…Il faut tout prendre. Mais, sachez que ce sont des PDGistes. Il ne faut pas les suivre. Il ne faut pas les écouter. Le PDG n’a plus aucun pouvoir au Gabon. Il cherche des moyens parce qu’ils savent que les Gabonais les ont vomi», a-t-il déclaré.

«Ce n’est pas parce qu’on les accepte depuis deux ans qu’on a oublié que les Gabonais ne veulent plus du PDG. Tant que le PDG sera à Moabi, Moabi sera dans le noir», a-t-il averti. Pour Bruno Ben Moubamba, «les PDGistes profitent de la misère des gens. Ils organisent même la pauvreté, la misère pour que vous alliez les supplier».