A la suite de l’ouverture officielle de sa campagne électorale le 26 septembre à Awendjé, le candidat du Rassemblement héritage et modernité (RHM) aux législatives au 1er siège du 4e arrondissement de Libreville a initié une opération de porte-à-porte l’ayant déjà conduit aux quartiers Akébé Ndjougou, Centre social et Apostrophe.

Alexandre Barro Chambrier, à l’écoute d’une habitante du 4e arrondissement de Libreville. © D.R.

 

Alexandre Barro Chambrier, en campagne de proximité dans le 4e arrondissement de Libreville. © D.R.

Dans le cadre des législatives et locales actuelles, pour le tandem formé par le Rassemblement héritage et modernité et l’Union nationale (RHM-UN), le mot d’ordre est : proximité. L’objectif des deux partis de l’opposition, membres de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), est d’être au plus près des populations pour mieux recueillir leurs préoccupations et leurs attentes. Alexandre Barro Chambrier expérimente cette stratégie de communication avec son électorat depuis le lancement officiel de sa campagne le 26 septembre dernier au rond-point d’Awendjé.

Jeudi dernier, en effet, le candidat à la députation du 1er siège du 4e arrondissement de la commune de Libreville et son équipe de campagne ont lancé une opération de porte-à-porte. Chez le président du RHM, cet exercice l’ayant conduit pour la première étape dans les quartiers Akébé Ndjougou et Apostrophe n’est en réalité pas nouveau.

Pour ses proches, «ABC», comme ils l’appellent, a toujours été disponible et à l’écoute des sollicitations des habitants de sa circonscription électorale, qui lui reconnaissent volontiers sa rapidité à l’action. S’il s’est une nouvelle fois prêté à l’exercice, dans le cadre de sa campagne, Alexandre Barro Chambrier avait, lui aussi des choses à dire à ses concitoyens. Il les a entretenus sur les enjeux des élections législatives et locales jumelées des 6 et 27 octobre prochains. Il les a notamment invité à «plus de vigilance face aux perfides trompeurs» qui, selon lui, ne viennent à eux que le temps d’une campagne électorale déverser «mensonges et fausses promesses».

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«Nous sommes en période électorale et beaucoup de faux prophètes viennent à vous dans le but de calomnier les vrais serviteurs. Ils viennent vous charmer avec des billets de banque, des maquettes, de fausses promesses. Mais où étaient-ils quand vous criez misère, chômage, famine, maladie, obscurité, insécurité, manque d’eau et de tout ? Comment expliquez-vous qu’ils crient depuis au moins deux ans que le pays est en crise financière et qu’aujourd’hui le Parti démocratique gabonais (PDG) claque des millions pour la campagne ? Ce n’est pas seulement les Akébé, c’est tout le Gabon. Je vous le dis, mangez les millions qu’ils vous donnent et quand vous serez dans l’isoloir, sanctionnez-les. Vous êtes à l’épreuve de vérité, pour rétablir la dignité et la stabilité sociale. Vous devez sanctionner le PDG pour ses mensonges, ses fausses promesses, son manque de lucidité et surtout son incompétence à répondre présent à vos besoins les plus primaires. Sanctionnez pour que les choses changent considérablement, sanctionnez pour que soient rétablis l’équité, la justice, le développement et l’espérance pour nous et nous enfants», a-t-il adressé à chacun des habitants rencontrés.

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Aux habitants des Akébé et autres quartiers du 4e arrondissement de Libreville, le candidat du RHM a conseillé de demander aux différents candidats PDG qui viendront les voir de faire leur bilan personnel et celui de leur parti dans la circonscription. «On ne fait pas la politique de l’autruche, a-t-il indiqué à une dame au quartier Aposthrophe. Depuis 2009 le PDG traîne le pays vers le bas. Ali Bongo et ses satellites passent le temps à faire des discours et des promesses irréalisables. Et aujourd’hui ils viennent vous en faire à nouveau. Où sont les hôpitaux, les 5 000 logements par an, les écoles, les routes ? Regardez comment sont maltraités les fonctionnaires, les syndicalistes et agents de l’Etat. Quel est l’état de nos écoles ? Ils ont parlé de l’avenir en confiance ? Quel avenir peut-on espérer dans un pays où l’insécurité bat son plein alors qu’on recrute tous les jours à la police, la gendarmerie et dans d’autres corps parallèles ? Où est le travail pour les jeunes ? Pendant que la population pousse des jérémiades, les gouvernants se réjouissent. Il faut sanctionner cette manière de faire en votant pour pour ceux qui iront à l’Assemblée nationale, n’ont pas pour s’occuper de leurs problèmes au détriment de l’intérêt général.»

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Si la campagne de proximité d’Alexandre Barro Chambrier semble porter des fruits, plusieurs dizaines de foyers, notamment à Akébé Ndoungou, au Centre social, à Awendjé et à Apostrophe, lui ont déjà promis leurs suffrages. Nombre d’entre eux accusent le pouvoir de les avoir «abandonnés» dans leurs difficiles conditions de vie. Pour eux, le bilan des actions initiées ces dernières années par le candidat parle en sa faveur. Ils promettent de «voter pour le changement».

«Il a toujours été à l’écoute des populations. C’est l’homme qui n’hésite pas à venir au chevet des habitants lorsque nous le sollicitons. Parfois, lorsque l’un d’entre nous est en deuil, il nous surprend par sa présence. C’est notre enfant, nous lui portons dans nos cœurs et il peut compter sur notre indéfectible soutien. Barro n’est pas à présenter dans ce quartier dont il sait l’origine. Qu’il pose le cœur. Les PDGistes savent qu’ils jouent faux, malgré leur argent et leurs promesses. La blessure de 2016 est encore vive et pour cela nous allons prouver que les résultats de 2016 restent inchangés. Le PDG doit être sanctionné et il faut que tous les Gabonais le sachent. C’est un parti de la mort qui sème la terreur», a par exemple déclaré Pascaline A., habitante du 4e arrondissement.