Les observateurs de l’Union Africaine (UA) ayant supervisé les dernières élections législatives et locales ont affirmé, le 8 octobre 2018, qu’il n’y a pas eu d’irrégularités pouvant impacter l’issue du vote.

© Gabonreview

 

L’honorable Mamedi Sidibé et ses collègues lors de la conférence de presse du 8 octobre 2018. © Gabonactu.com

Rendant compte de la Mission d’observation électorale qu’ils ont effectuée au Gabon dans le cadre des élections législatives et locales couplées, les observateurs de l’Union Africaine ont déclaré, lors d’un point de presse, que tout s’est bien déroulé concernant le premier tour. Même s’ils ont noté des manquements, ils ont assuré qu’il n’y a pas eu d’irrégularités pouvant avoir un impact négatif sur l’issue du scrutin.

Conduit par Mamedi Sidibé, le chef de la Mission, le groupe de vingt-neuf membres provenant de dix-sept pays du continent, composé de parlementaires, des membres des Commissions électorales, d’organisations de la société civile africaine, d’ambassadeurs accrédités au siège de l’UA à Addis-Abeba (Ethiopie), a observé, depuis le 3 octobre, le processus et les opérations électorales dans le pays. Ils se sont appuyés sur des instruments régionaux et continentaux ratifiés par le Gabon dans le cadre des élections.

Déployés dans les provinces de l’Estuaire, du Moyen-Ogooué et le Woleu-Ntem, les Observateurs ont suivi les opérations de vote dans 102 bureaux. Selon Mamedi Sidibé, leur absence dans d’autres centres par le fait de la pénurie de carburant. «Qu’à cela ne tienne, lors du second tour nous couvrirons toutes les provinces», a-t-il déclaré.

S’exprimant à propos du scrutin, ils ont indiqué que la plupart du personnel électoral était en poste à l’heure d’ouverture des bureaux de vote. Toutefois, ils ont noté que ces bureaux ont ouvert avec un retard variant d’une à six heures. Ceci relatif, entre autres, à l’arrivée tardive de certains membres des bureaux ou à l’acheminement tardif du matériel électoral.

Mamedi Sidibé et son équipe ont indiqué que dans tous les bureaux visités, «l’atmosphère était calme et pacifique. Le personnel de sécurité, discret et professionnel, était présent dans tous les centres»

Si la Mission d’observation de l’UA a particulièrement relevé le faible taux de participation qui, pour eux, peut s’expliquer par une conjonction de facteurs : la pluie, la pénurie de carburant et le boycott prôné par certains partis de l’opposition, elle a recommandé au Centre gabonais des élections (CGE) d’assurer la distribution du matériel électoral dans les délais requis afin de pallier les retards observés.

De même, il doit renforcer la sensibilisation des électeurs pour les familiariser aux phases du processus électoral et renforcer les capacités de son personnel électoral. Aux Partis politiques, les observateurs ont invité aux respecter des résultats issus des urnes. Le recours aux voies légales devrait, selon eux, être privilégié afin de préserver la paix, la cohésion sociale et la stabilité du pays. La Société civile n’a pas été oubliée. Elle devrait, entre autres, développer une stratégie pour promouvoir la participation des citoyens au processus électoral afin de relever le taux de participation aux élections.

La Gouvernement quant à lui a été invité à la poursuite des efforts de réconciliation des Gabonaises et des Gabonais, tout en considérant l’observation électorale comme une contribution à la crédibilisation du processus, en vue de rassurer toutes les parties prenantes au scrutin.