S’il s’est dit favorable à l’organisation des élections législatives cette année, le Secrétaire du Bloc démocratique chrétien (BDC) a cependant plaidé, le 1er mars à Libreville, pour un report de la date du scrutin.

Le secrétaire général exécutif du Bloc démocratique chrétien (BDC), Guy Christian Mavioga. © Gabonreview

 

Le Secrétaire général exécutif du Bloc démocratique chrétien (BDC) a plaidé, le 1ermars dernier à Libreville, pour un décalage de la date de la tenue des prochaines élections législatives, prévue pour avril. Selon Guy Christian Mavioga, cela permettrait de favoriser une meilleure préparation du scrutin et la sauvegarde de la paix. «Nous devons organiser des élections libres, justes, transparentes, crédibles et moins contestées afin d’éviter les errements du passé», a-t-il indiqué.

Les populations du PK7, le 1er mars 2018. © Gabonreview

Cette problématique de la garantie d’une élection législative crédible, transparente, moins contestée semble de plus en plus préoccupante pour plusieurs acteurs politiques ayant pris part aux Dialogue d’Angondjé. Pour ces derniers, toutes les conditions nécessaires pour une élection apaisée ne seraient pas encore réunies et ne pourraient l’être en moins de deux moins de l’échéance accordée par la cour Constitutionnelle.

Le retard dans le démarrage des opérations d’enrôlement, l’adoption du nouveau code électoral, comme la mise en place du Conseil gabonais des élections (CGE)…sont autant d’écueils mis en avant. «Nous interpellons le comité de suivi et le gouvernement à tenir compte de l’esprit du Dialogue d’Angondjé. À cet effet, nous suggérons une mise à plat du fichier électoral, en tenant compte des nouveaux sièges qui ont besoin de savoir leur délimitation pour mieux affinés les enrôlements concernant lesdits sièges. Tel est le cas d’Owendo et Akanda longtemps restés noyés dans le département d’Ikoy-Tsini», a indiqué Guy Christian Mavioga.

Le BDC sera-t-il entendu ? Dans tous les cas, Guy Christian Mavioga l’espère. «Pour la paix, l’amour du pays et le respect de la parole du président de la République, organisons les législatives en 2018, mais ne courrons pas», a-t-il conclu.