Frédéric Massavala Maboumba, ancien porte-parole de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), participe à la campagne pour les législatives dont il est candidat depuis sa cellule à la prison centrale de Libreville.

Frédéric Massavala Maboumba partant pour les législative 2018 depuis sa cellule. © Gabonreview

 

Fait inédit, la candidature de Frédéric Massavala Maboumba a été validée par le Centre gabonais des élections (CGE) après sa saisine auprès de la Cour constitutionnelle. Pourtant, cet homme du giron de Jean Ping est incarcéré depuis le 8 septembre 2017. N’ayant pas encore été jugé ni condamné, son casier judiciaire est toujours vierge. La Cour constitutionnelle a estimé que sa candidature est valide.

Frédéric Massavala Maboumba est candidat aux législatives dans le premier siège du département de Tsamba Magotsi, dans la province de la Ngounié. Il y affrontera plusieurs candidats parmi lesquel, un adversaire de taille, l’actuel ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Guy-Bertrand Mapangou.

Comme à Minvoul où l’ombre de Bertrand Zibi, en prison, plane sur la campagne du ministre de l’Education nationale, Francis Nkéa, «Guy-Bertrand Mapangou aura fort à faire», selon certains observateurs. Ce d’autant que depuis son incarcération, les ressortissants de Tsamba Magotsi n’ont eu de cesse de manifester pour réclamer «la libération de leur fils». Une donne qui a fait «grimper la côte de popularité de cet autre fils du pays auprès de la population», note un cadre du département.

Inculpé et placé en détention préventive à la prison centrale de Libreville depuis une année et 18 jours, la justice le poursuit pour les motifs ci-après : «provocation directe à un attroupement non armé par discours proféré publiquement; instigation à un attroupement non armé ayant troublé l’ordre et la tranquillité publique; instigation aux actes ou manœuvres de nature à provoquer des troubles ou manifestations contre l’autorité de l’Etat».