Le président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) s’est dit favorable aux prochaines élections législatives. Pour Georges Mpaga, «refuser d’aller affronter Ali Bongo dans ces élections, c’est capitulé».

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À la faveur d’une déclaration sur la situation globale de la démocratie, du processus politique et électoral au Gabon, le 7 juin à Libreville, le Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) a invité les populations à se mobiliser massivement pour les prochaines élections législatives. «Nous ne devons laisser aucun espace à ce régime qui a fait tant de mal à notre pays et qui a brisé de nombreuses vies», a averti Georges Mpaga.

Loin d’être une échéance électorale ordinaire, les prochaines législatives sont présentées par Georges Mpaga comme «un référendum populaire» pour établir l’alternance à la tête du pays. «Les élections prochaines organisées par le régime sont une étape supplémentaire de mobilisation et d’amplification de la défiance démocratique d’un régime en fin de cycle, mais qui s’accroche, malgré son rejet par la population. Oui, cette élection est notre référendum pour confirmer, amplifier la victoire du président Jean Ping, obtenue dans les urnes, le 27 août 2016», a-t-il affirmé.

Contrairement aux chantres du rejet des législatives, le président du ROLBG estime qu’un boycott sans prise du pouvoir immédiate «ne fera que participer au maintien du statuquo, c’est-à-dire, la dictature des Bongo». Pour lui : «Le changement doit être provoqué et déplié. 2016 a ouvert la voie à cette forte espérance. 2018 est une année de confirmation. Ici, il n’est pas question d’une élection régulière, mais d’un référendum contre Ali Bongo, qui n’est pas contradictoire à l’installation du président élu dans ses fonctions», a-t-il défendu, assurant qu’une fois l’Assemblée nationale occupée, la «Constitution illégale du tyran sera révoquée par le peuple souverain».

Pour y parvenir, Georges Mpaga propose : la construction d’une dynamique commune de l’ensemble des forces démocratiques et la mise en place d’une stratégie globale de sécurisation électorale en collaboration avec les organisations de la société civile. Mais aussi, le renforcement des capacités nationales des candidats et des partis politiques pour la maitrise des différents contours du cycle électoral.