Réfutant la position de l’Union européenne sur la question des élections législatives au Gabon, le Conseil gabonais de la résistance internationale (CGRi) estime que toutes les élections organisées sous le magistère d’Ali Bongo ne pourront jamais réconcilier les Gabonais.

Les élections législatives organisées sous Ali Bongo ne pourront jamais réconcilier les Gabonais. © D.R.

 

Le Conseil gabonais de la résistance internationale (CGRi) conteste les conclusions du rapport de la délégation de l’Union européenne présenté à la 38e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui s’est tenue du 18 juin au 6 juillet à Genève, en Suisse.

Les conclusions de ce rapport résumant la situation des droits de l’Homme au Gabon sont loin de convaincre les membres du Conseil gabonais de la résistance internationale.

Les membres de ce rassemblement des forces de la résistance pour le respect de la démocratie, de la liberté et des droits de l’homme au Gabon se disent étonnés, face à l’absence de propos exigeant le «respect absolu des libertés fondamentales qui sont hélas quotidiennement bafouées par le régime dictatoriale, putschiste, illégitime et criminel d’Ali Bongo».

Selon les conclusions du rapport de l’UE, «les élections législatives au Gabon, reportées pour la troisième fois, devraient contribuer à la réconciliation du peuple gabonais, suite aux élections présidentielles contestées d’août 2016 et aux violences post-électorales qui n’ont jamais fait l’objet d’une enquête par les autorités».

Pour le CGRi, l’espoir de réconciliation projeté par l’UE, à travers les élections législatives, est un leurre. «Comment cela pourrait-il être possible dans un pays où le peuple demeure très choqué par les violences meurtrières et l’arrogance permanente de ce régime dictatorial et illégitime ? Comment cela pourrait-il être possible dans un pays miné par une situation sociale qui se dégrade davantage et une situation politique qui demeure dans l’impasse à cause du déni de démocratie et du refus d’organiser des élections crédibles, consensuelles, libres et transparentes ?», s’interroge le CGRi.

Pour épaissir ses doutes, le CGRi rappelle à l’UE le sort réservé aux exigences formulées par le Parlement européen aux autorités gabonaises en septembre 2017. Celles-ci, affirme cette organisation, n’ont jamais été prises en compte par Libreville.