Dans le cadre de sa tournée de présentation initiée en octobre dernier, le Réseau national des femmes professionnelles maritimes et portuaires du Gabon a rencontré jeudi la ministre de la Promotion des investissements et des Partenariats publics-privés, dont la structure associative a également sollicité le parrainage.

Des membres du Réseau en compagnie de Madeleine Berre, le 6 décembre 2018, à Libreville. © Gabonreview

 

Après Justin Ndoundangoye, le ministre des Transports et de la Logistique, dont la rencontre d’octobre dernier avait pour but de présenter la structure, créée quelques mois plus tôt, les principales responsables du Réseau national des femmes professionnelles maritimes et portuaires du Gabon ont à nouveau rencontré un membre du gouvernement ce jeudi 6 décembre. Cette fois, c’est au cabinet de Madeleine Berre qu’elles ont été accueillies, non sans un certain enthousiasme de la part de la ministre de la Promotion des investissements et des Partenariats publics-privés.

En effet, au terme de la présentation de l’organisation qui lui a été faite, le membre du gouvernement a exprimé son appréciation quant à l’initiative portée par ses convives. Elle ne leur a pas moins prodigué quelques conseils, pour servir d’appoint aux missions initialement dévolues à leur réseau professionnel. «Il faut faire des associations avec des idées fortes», a exhorté Madeleine Berre, pour qui cette organisation «doit promouvoir les femmes de qualité pour leur permettre d’accéder à des postes de responsabilité», y compris à la tête des structures telles que Gabon Port management (GPM), la Marine marchande et l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag).

«Votre Réseau doit prôner la discrimination positive, appeler à la solidarité entre femmes dans des secteurs de métiers typiquement masculins au premier abord, susciter l’épanouissement féminin, tout comme il doit être capable de tirer vers le haut chaque femme, professionnelle du secteur maritime et portuaire, et tisser des partenariats avec d’autres réseaux à travers le monde pour se conférer plus de force. Sinon, ça ne servirait à rien que soit créés de telles organisations», a exhorté la ministre.

A la faveur de cette rencontre, Madeleine Berre a également été sollicitée pour être la marraine du Réseau national des femmes professionnelles maritimes et portuaires du Gabon. Si elle n’a pas précisément répondu favorablement à leur doléance, la ministre n’a pas moins donné aux membres du Réseau son accord de principe, en évoquant déjà la sortie officielle de l’organisation pour le 1er trimestre de 2019, «pour peaufiner et mieux bâtir», a-t-elle justifié.

Si Adeline Adiahenot Abidi, coordinatrice générale du Réseau, et ses compagnes ont porté leur choix sur Madeleine Berre comme marraine de leur organisation, c’est à cause de «son parcours, son leadership et son implication dans la lutte pour la cause de la femme gabonaise». «Nous retrouvons en elle les valeurs que nous défendons dans notre organisation», justifie la cheffe de file du Réseau.

Membre du Réseau international des femmes professionnelles maritimes et portuaires, le Réseau national des femmes professionnelles maritimes et portuaires du Gabon compte trois associations, à savoir celle des femmes de l’Oprag, de la Marine marchande et de Gabon Port Management (GPM).