Le mouvement féministe «L’appel des mille et une» a organisé le 30 avril, à Libreville une rencontre d’échange sur le thème «le leadership féminin en action». Objectif insuffler chez la femme gabonaise le désir et la volonté de se présenter aux législatives à venir.

«L’appel des mille et une» prône le changement. © Gabonreview

 

Ancienne ministre, procureur, directrice, manœuvre et actrice de l’artisanal, elles étaient toutes représentées le 30 avril, à Libreville, à la rencontre d’échange organisée par le mouvement féministe «L’appel des mille et une», dans le but d’informer, de sensibiliser sur la nécessité de la gent féminine à créer une «élite politique» par résoudre le problème de l‘égalité.

Ancienne ministre, procureur, directrice, manœuvre et acteur de l’artisanal à l’appel des mille et une. © Gabonreview

Le renouvellement de membres devant siéger à l’Assemblée nationale au compte de la treizième mandature ne devrait se faire sans la femme et au quota de 50-50 estiment les membres de «L’appel des mille et une». «Ce n’est pas en restant passives que nos droits seront défendus», a martelé la présidente du mouvement, Nicole Assélé.

«Aujourd’hui, les femmes qu’on appelle, à tort, leaders restent toujours des exécutantes dans l’inconscient collectif et malheureusement pour elles-mêmes également. Il est nécessaire que nous réalisions que la première charge nous revient. En effet, la liberté, l’indépendance, l’égalité sont des valeurs qui s’acquièrent, mais ne se donnent pas !» a déclaré Nicole Assélé.

En effet, selon une étude initiée par la présidente mouvement féministe «L’appel des mille et une», le quota des 30% minima, décrété par les autorités est loin d’être respecté, mieux, il ne semble gêné personne pas même les élus du peuple. Au Senat, il n’y a que 18% de femmes qui siègent, l’Assemblée nationale compte 18% de femmes, les femmes ne représentent que 5% des maires, 0,01%, des préfets et sous-préfets, 0%. Des gouverneurs.

«Mais qui doit se battre pour que cette décision soit respectée ? Que faire concrètement afin que la femme soit présente de manière active et efficace, dans toutes les instances de prise de décisions ?», a-t-elle interrogé, indiquant que la décennie de la femme est pour toutes les femmes. «Nous avons besoin de faire porter notre voix. Pour que cette voix soit portée, nous devons être là où la décision se prend, c’est-à-dire à l’Assemblée nationale»

Pour le mouvement féministe «L’appel des mille et une», l’heure n’est plus aux grands discours, mais à l’action. Ainsi, sa présidente a lancé à ses mères, sœurs et filles, le défi d’être le changement en disant non, en défendant les causes qui leur paraissent légitimes, en dénonçant les injustices, en se présentant massivement aux élections législatives à venir, en se soutenant les unes les autres et en ne laissant plus les hommes seuls décider pour la destinée de la Nation.