Plus de dix ans après sa première parution, l’édition 2015/2016 de l’annuaire des professionnels de la culture au Gabon a été récemment présentée.

© Gabonreview

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Créé et conçu par l’association «Les Ngombistes» en 2004, le guide des professionnels de la culture, des arts et du spectacle au Gabon, entend «activer les réseaux au sein de chaque corporation» et permettre au public de bénéficier d’informations sur les différents acteurs de domaines aussi variés que la danse, la littérature, les arts plastiques et la mode.

 Le Ngombiste 2015/2016. © Gabonreview

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Présenté comme l’«annuaire de référence des créateurs au Gabon», «Le Ngombiste» revendique à ce jour plus de 1 500 contacts pour une dizaine de rubriques et près de 80 spécialités. Pour ses concepteurs, l’objectif principal est de porter auprès des autorités l’idée de la valeur économique de la culture, alors que les artistes restent encore confinés à leur seule dimension distractive, bien que ces dernières années, quelques signes aient été donnés quant à la prise en considération du secteur qui a tant à offrir.

Pour Hugues-Gastien Matsahanga, responsable de l’association, «certes le poids de la culture et de l’art n’apparaît pas encore clairement dans les agrégats macroéconomiques du pays. Certes les mécanismes de financement et l’organisation des industries de la culture sont à leur balbutiement, mais grâce aux indicateurs fournis par diverses études, nous savons que la vivacité observée dans les ateliers, sur les scènes et dans les studios peut nourrir un certain optimisme et laisser entrevoir le futur prometteur d’un secteur d’avenir». A cet effet, ce répertoire apparaît comme une manière de redynamiser le secteur culturel au Gabon, en rendant plus visibles les acteurs et les événements culturels organisés à travers le pays. S’il a dit être «conscient de la nécessité d’accélérer la création d’un cadre juridique adéquat» pour permettre à la culture de «participer à l’effort économique national», dans la préface de l’annuaire 2015/2016, Martial-Rufin Moussavou, alors ministre de la Culture, s’est dit optimiste quant à la capacité des créateurs gabonais à structurer des réseaux de professionnels. «Rapprocher créateurs et entrepreneurs culturels est l’une des ambitions que nous avons en partage avec les promoteurs de l’annuaire «Le Ngombiste» (car) il est vital pour notre pays d’engendrer toutes sortes de créateurs, de les encourager, de les aider, de les faire connaître», a-t-il donné à lire.