Dans une interview à paraître prochainement, le promoteur du New York Forum Africa (NYF-Africa), Richard Attias, s’explique sur le fondement de ce forum qui aura lieu à Libreville les 8, 9 et 10 juin, sur ses visées, mais aussi sur les différences qu’il a avec les grandes rencontres internationales telles que Davos. Pour lui, le rendez-vous de Libreville devrait être une passerelle entre le secteur public et le secteur privé.

New York Forum Africa 2012 Libreville Gabon

Organisé par le cabinet Richard Attias et Associés, en partenariat avec l’État gabonais, le NYF-Africa se présente comme le creuset d’idées en vue de booster les économies du continent. Pour M. Attias, il s’agit définitivement de réinventer le business model africain.

C’est à cet effet que dans une interview à paraitre, il a-t-il indiqué, le NYF-Africa est «un forum 100% économique». A la différence du forum économique mondial de Davos, il «fera un zoom particulier sur le continent, sur les problématiques économiques du continent, mais aussi sur ses opportunités en matière d’investissement également». Le forum se veut aussi résolument tourné vers l’action. «Je pense qu’on rentre dans une nouveau modèle de conférences, de communication où les décideurs politiques et économiques n’ont plus tellement le temps d’aller passer trois ou quatre jours dans des conférences si elles ne se transforment pas en véritables plans d’actions et en véritables opportunités de bisness. “Le temps c’est de l’argent” aujourd’hui et il faut donc un retour sur son investissement», a précisé Richard Attias tout en indiquant qu’on «espère que le New York Forum Africa devienne un porte-voix de la communauté africaine du business et de la politique vers les décideurs internationaux que sont des institutions comme le G8 et le G20 qui ont incontestablement à reconsidérer le rôle qu’elles jouent pour soutenir et intégrer l’Afrique dans la carte internationale sur un plan économique, à un moment où l’économie mondiale va mal». «A défaut d’être le forum du changement, il se veut être un catalyseur, un facilitateur d’échanges de telle sorte que chacun prenne conscience que de toutes les façons, on n’a pas d’autre choix que de changer», a-t-il indiqué dans ladite interview.

En abordant le choix de Libreville, qui n’est pas forcément un pôle des affaires sur le continent, comparativement à Douala, Dakar, Abidjan, Johannesburg, mais aussi le modèle choisi par le Gabon pour son développement, Richard Attias explique d’emblée que la raison qui l’a particulièrement motivé, c’est que «l’Afrique n’est pas qu’une Afrique anglophone». «L’Afrique a aussi une forte dimension francophone et qu’il est important, là aussi, souvent de déplacer le centre d’intérêt dans des pays qui sont francophones, en invitant l’ensemble de la communauté internationale. Ce n’est pas un forum pour les décideurs francophones. Bien au contraire, mais c’est bien que cela ait lieu aussi dans un pays de la francophonie», a-t-il soutenu.

M. Attias trouve très intéressant le modèle choisi par le Gabon pour son développement : «Je trouve que le business modèle gabonais, tel qu’il est défini depuis deux ans, dans la stratégie du président, est un business modèle très intéressant. Le triptyque Gabon industriel, Gabon des services, Gabon vert est le pilier de la stratégie du Gabon émergent», a-t-il précisé.

Au final, l’objectif de ce forum est de rompre avec les vieilles habitudes en créant un foire d’idées intelligentes où les participants, petits ou grands barons, se côtoient pour ensemble réfléchir sur les grands enjeux de l’heure et les grands défis à relever pour accentuer la croissance et le développement des économies, principalement du continent.

Ce qui signifie que toutes les problématiques liées au développement seront abordées lors de ce forum: gestion des ressources naturelles, éducation, création d’emplois, gestion de la santé, l’énergie et business modèles africains.

A Libreville, le New York Forum Africa occasionnera le brassage de toutes les couches des différentes communautés économiques. Et c’est cet échange, ce mélange entre les grandes entreprises et des petites et moyennes entreprises qui contribueront à créer de la valeur, à créer de l’innovation et donc à créer de nouveaux projets. Il est, à n’en pas douter, une passerelle entre le secteur public et le secteur privé. Ce, d’autant que le partenariat public-privé est désormais vu comme l’une des grandes solutions possibles au développement économique des pays.