Suite au constat du réseau parlementaire de lutte contre le VIH/sida selon lequel les antirétroviraux distribués au Gabon seraient de mauvaise qualité, le ministère de la Santé a tenu à apporter quelques précisions.

Prescroption d'antiretroviraux - © D.R.

D’entrée, le communiqué du ministère publié ce 18 octobre précise que «le programme Acces (accélérer l’accès aux antirétroviraux) mis en place en 2001 en partenariat avec l’Onusida et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) assure une couverture nationale en traitement antirétroviral à 54% correspondant à la meilleure couverture des États de la sous-région».

Entrant dans le vif du sujet, le texte affirme que «les antirétroviraux distribués au Gabon sont achetés par l’Office pharmaceutique national (OPN) auprès des firmes pharmaceutiques agrées par l’OMS. Ces firmes sont elles-mêmes régulièrement contrôlés par l’OMS», non sans souligner qu’«au niveau national, la sécurité et la qualité des médicaments antirétroviraux sont assurées par l’OPN avec le concours du laboratoire CHMP domicilié en France, qui garantie le contrôle qualité».

Par ailleurs, poursuit le texte, la qualité et l’efficacité des médicaments sont régulièrement mesurées lors des bilans suivis par les patients sous traitement antirétroviral. A ce jour, aucun incident lié à la qualité des médicaments antirétroviraux n’a été signalé par les structures prenant en charges les personnes vivant avec le VIH/sida.

Sur ce, le ministère de la Santé «tient à rassurer les populations que le gouvernement de la République ne ménagera aucun effort pour assurer la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida, en mettant à leur disposition des antirétroviraux de bonne qualité».

Au Gabon la prévalence du Sida est de 5,4%. Environ 62 000 personnes vivent avec le virus dont la majorité bénéficie gratuitement des traitements. L’État consacre chaque année 2,5 milliards de francs CFA pour la prévention et la prise en charge des malades du Sida.