L’Organisation gabonaise des consommateurs (OGC) dénonce les abus des opérateurs de téléphonie mobile sur leur clientèle. N’ayant en vue que le profit, ces opérateurs dérogeraient à leurs cahiers des charges.

Abus de la téléphonie mobile Gabon

L’Organisation gabonaise des consommateurs (OGC) a donné une conférence de presse, le 20 mars dernier, en vue de dénoncer les harcèlements que les consommateurs subissent de manière volontaire ou involontaire des operateurs économiques, particulièrement ceux de la téléphonie mobile.

L’OGC a notamment indexé les effets pervers de la gratuité des appels de 22 heures à 6 heures.  Selon, cette ONG, cette gratuité amène les élèves et les mères de famille à passer des nuits blanches au téléphone pour profiter de ce qu’il n’y a littéralement rien à payer pour communiquer. Un comportement qui pourrait avoir des répercussions dans les lieux de travail ou de scolarisation de ces veilleurs du téléphone, les poussant à y somnoler ou à manquer d’attention et de concentration.

L’OGC dénonce également l’organisation de jeux, dont le coût du SMS est surtaxé, par les opérateurs téléphoniques. Ce qui ne figure nullement dans leurs cahiers des charges, indique l’OGC qui poursuit : «Il y a également la persistance de la publicité mensongère (…) Un autre va jusqu’à proposer un produit Internet qui ne fonctionne pas correctement. Tenez-vous bien, pour 5000 francs CFA, le consommateur n’utilise que 2500 FCFA

Ont également été indexés, les SMS non désirés, les appels interrompus consécutifs à la défectuosité du réseau ; le non respect de l’implantation des antennes dans des zones dites interdites, notamment à la proximité des établissements scolaires. «Nous en voulons pour preuve le quartier Akébé Plaine derrière le centre social», a indiqué Ibrahim Isendjiet-Mboulou, président de l’organisation.

Revenant aux harcèlements par SMS et autres concours, Ibrahim Isendjiet-Mboulou, a indiqué qu’il ne s’agit de rien d’autre que de faire dépenser les consommateurs. Toujours dans cette vision, le président de l’ONG ajoute que le prix de la consommation au Gabon reste très élevé malgré le fort profit que réalisent ces entreprises.

L’OGC estime qu’il faudrait amener ces entreprises à ne pas penser uniquement à leur profit, mais aussi à éviter de nuire à l’éducation des enfants et des jeunes, à la stabilité des familles et même aux milieux professionnel comme le voudrait toute entreprise qui se veut citoyenne.