Emporté par les eaux torrentielles et porté disparu après les inondations qui ont envahi de nombreux quartiers de la capitale gabonaise, dans la nuit du lundi 4 juin au mardi 5 juin dernier, le corps du jeune Mombo Mombo a été finalement retrouvé après une recherche minutieuse effectuée par les populations avec l’aide des sapeurs-pompiers.

Inondations Libreville

Après la forte pluie qui s’est récemment abattue sur Libreville et causé de nombreux dégâts, les habitants du quartier Plein-Ciel, situé à l’Est de la capitale sur la voie express, ont eu le «gros lot» parmi les différents sinistres de  cette sombre journée, avec la mort d’un jeune.

Selon les témoignages, ce jeune homme de 25 ans, de nationalité gabonaise, faisait partie de ceux qui ont érigé des barricades sur la voie express dans la nuit de lundi à mardi pour attirer l’attention des responsables du pays sur leurs conditions de vie.

En effet, construit dans une cuvette, dans le troisième arrondissement de Libreville, Plein-Ciel n’a pas échappé à l’inondation et aux importants dégâts, de la pluie de cette nuit-là. Le jeune Mombo Mombo a été emporté par les eaux en tentant de les traverser alors que le torrent coulait à une vitesse exorbitante. Il n’en échappera pas et ce n’est qu’au bout d’une journée et demie de recherche que la population a réussi à retrouver son corps.

Les témoignages relèvent que les sapeurs-pompiers ont jeté l’éponge après une fouille difficile dans cette cuvette encombrée de toutes sortes de déchets. C’est ainsi qu’un habitant de Lambaréné en séjour à Libreville s’est engagé à utiliser leur matériel et est descendu sous les eaux sales et obstruées. Au bout de 25 minutes, selon les témoins, sous l’eau et attaché à une corde, il est ressorti avec le cadavre qui était donc coincé par des détritus.

Ce décès devrait favoriser la relance de la politique nationale de l’urbanisation en amenant les autorités gabonaises à œuvrer davantage pour le bien-être de la population à travers des projets de logements dans des zones viabilisées visant l’amélioration de leurs conditions de vie.