La deuxième réunion du comité de pilotage technique du PIR, 11e Fed-AC s’est tenue récemment à Libreville avec pour objectif d’examiner les dossiers de la coopération pour le développement au niveau régional entre l’Union européenne et les pays de la sous-région d’Afrique centrale.

Deuxième réunion du comité de pilotage technique du PIR, 11è Fed-AC. © D.R.

Deuxième réunion du comité de pilotage technique du PIR, 11è Fed-AC. © D.R.

 

Des représentants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac) et de l’Union Européenne ont pris part à cette rencontre. L’objectif était d’examiner l’état d’avancement de la mise en œuvre des programmes du 10e Fed et le processus d’instruction des programmes du PIR 11e Fed.

Vues des travaux. © D.R.

Vues des travaux. © D.R.

Au cours des travaux, la CEEAC a trouvé satisfaisants les taux d’engagement des trois programmes conduits sous son leadership. Il s’agit de Paps II, Ecofac, Pamec qui ont quelque peu été affectés par la décision de recouvrement automatique de la dette issue des inéligibilités du projet de la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax). La mise en œuvre des devis programmes du Paps II et du Pamec a été perturbée, la clôture d’Ecofac a été prématurée. Le secrétariat général de la CEEAC a pris un certain nombre de mesures conservatoires, notamment la suspension de certains contrats des personnels des projets ; la suspension des transferts des fonds de régie…

La Cemac, quant à elle, a évoqué la guerre en République Centrafricaine (RCA) comme sources de perturbations à l’origine de la non-réalisation effective des projets sous sa tutelle. La Cemac a choisi, à cet effet, d’installer provisoirement l’équipe de coordination de la mise en œuvre des projets PIR (GTT/PIR), à Yaoundé, en vue de stabiliser le personnel.

A propos de la revue détaillée de l’état de mise en œuvre de la feuille de route du Pir 11e Fed et de l’actualisation du pipeline 2915/2016 pour l’instruction des projets par secteurs prioritaires, les Etats membres de l’UE ont souhaité que les projets pour un pays ou une région soient regroupés et présentés en un seul lot. Cette approche est un défi pour la région.

Abordant la question relative à la situation des demandes de transfert pour la mise en place des fonds fiduciaires, y compris le fonds fiduciaire d’urgence de l’UE en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique, l’UE a annoncé qu’une partie du budget du Pir sera utilisée pour faire un transfert à quelques fonds fiduciaires, notamment 5 millions d’euros à la RCA pour les ressources naturelles, 20 millions pour le fonds qui va gérer le blending, 10 millions sur le fonds pour le lac-Tchad et pour les causes profondes des migrations.

S’agissant de la situation sur la facilité d’investissement de l’Afrique blending : gouvernance des infrastructures, l’UE a annoncé que la situation à légèrement évolué depuis la réunion du Copel de Bruxelles en juin 2016, notamment avec la création de la facilité d’investissement pour l’Afrique dont le document sera signé en janvier 2016. Le Pir Afrique centrale va contribuer à 20 millions d’euros pour le financement de cette facilité.

A la fin des travaux, les participants ont décidé de tenir la troisième réunion du comité technique dans la semaine du 21 février 2016 à Sao Tomé & Principe, sur financement Pamec, volet comité de pilotage.

Dans l’après midi, la délégation de l’Union européenne a été reçue au siège de la CEEAC par les secrétaires généraux adjoints, le général Guy Pierre Garcia en charge des questions de paix et de sécurité et Clotilde Nizigama, chargée des Programmes, Budget, Administration et Ressources humaines, assurant l’intérim du secrétaire général.

Source : CEEAC