Comme annoncé il y a quelques mois par son président, «L’ANG n’est pas un parti qui se cantonne à faire des conférences de presse dans les bureaux feutrés. L’ANG est un parti de terrain». Pour matérialiser cette assertion, l’Alliance pour le nouveau Gabon (ANG) accentue son implantation dans l’hinterland.

Arrivée du président de l’ANG sur les lieux du meeting. © Gabonreview

Arrivée du président de l’ANG sur les lieux du meeting. © Gabonreview

 

Après l’installation de ses responsables dans le Moyen-Ogooué, principalement dans les zones de Bifoun et Ebel Abaga il y a quelques mois, une importante délégation des hiérarques de ce parti de l’opposition et dont le leader est également président en exercice de l’ACR, était à Makokou, chef-lieu de l’Ogooué-Ivindo. Conduite par Akuré-Davain lui-même, ce déplacement avait pour but d’installer Calixte Nkoure Mba à la tête de la coordination provinciale de ce parti pour l’Ogooué-Ivindo. De même, le coordinateur communal du chef-lieu de cette province a également pris ses fonctions. Ces deux responsables locaux de l’ANG ont à leur tour installé quelques cellules déjà composées. Un travail qu’ils vont poursuivre dans leur espaces de commandement.

Installation de quelques responsables de l’ANG dans l’Ogooué-Ivindo. © Gabonreview

Installation de quelques responsables de l’ANG dans l’Ogooué-Ivindo. © Gabonreview

Ces installations ont été précédées d’un grand meeting, sur l’esplanade du collège Ntang de Makokou, qui a réuni plusieurs centaines de personnes, dont les responsables locaux de l’Union nationale (UN-opposition). Dans son adresse aux ogivins, le Dr Akuré-Davain a indiqué que l’une des missions de l’ANG est de consolider sa présence sur tout le territoire national, tel qu’il en est désormais le cas dans l’Ogooué-Ivindo. Il n’a pas manqué de décliner un discours sur la nécessité du développement du pays et du changement de régime politique. «L’alternance politique, c’est pouvoir changer de système de gestion. Et l’alternance démocratique, c’est de le faire par les urnes. C’est pour cela que nous nous battons, pour que le Gabon soit demain un pays réellement démocratique», a expliqué le président de l’ANG.

L’orateur n’a pas omis de rappeler qu’ayant été médecin chef de l’hôpital de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS) en 1984, il est fort conscient de ce que Makokou n’a toujours pas connu le développement que l’on aurait espéré. Ce qui serait la conséquence de la mauvaise gestion du développement de cette province qui dispose pourtant d’importantes potentialités économiques. C’est le cas, a-t-il noté, de l’agriculture et du tourisme (avec le parc national de l’Ivindo) qui ne sont toujours pas développés. Ajoutant à cette liste, les minerais qui ne sont non plus exploités.

Dans le même élan, le président en exercice de l’ACR a dit la nécessité pour l’opposition de s’unir pour toutes les élections à venir. Qu’il s’agisse de la présidentielle, des législatives ou des locales. Suggestion qui a eu l’approbation des responsables de l’UN présents à la cérémonie. Ce qui a fait dire au chef de la délégation de l’ANG que «les peuples qui ne changent pas de dirigeants ne se développent pas. Il est important que l’alternance se fasse pour qu’une autre vision politique se dessine pour notre pays».

A la suite de ce meeting, le président de l’ANG a reçu en audience une cinquantaine de notables, femmes et jeunes. Rendez-vous a été donné pour la commune rurale d’Ovan, chef lieu du département de la Mvoung dans quelques semaines.