L’aile de l’Alliance démocratique et républicaine dirigée, par Victor Missanda, n’adhère pas aux propositions récemment faites par des proches de Jean Ping, relatives à la tenue d’une discussion entre le pouvoir et l’opposition dite «radicale», ayant boudé les assises d’Angondjé.

L’Adere de Victor Missanda promet d’aller «vendre les actes du dialogue national politique» à travers le Gabon prochainement. © Gabonews.com

 

Sa réponse est «non». L’Adere ne voit ni la nécessité ni l’opportunité d’organiser «un nouveau dialogue politique», après celui d’Angondjé. Président d’un parti au bord de l’éclatement, dont les seuls espoirs de retour à la sérénité résident désormais dans le prochain congrès annoncé pour les semaines qui viennent, Victor Missanda assure que tout a été dit, les Gabonais se sont parlés. Désormais «il faut passer à autre chose», notamment au développement proprement dit du pays, sur la base des résolutions du dialogue national politique auquel son parti à pris part.

Le président de l’Adere, Victor Missanda. © 7joursinfo.com

«N’allons-nous vivre que de dialogues ? A quel moment allons-nous développer notre pays ?», s’est interrogé le président de l’Adere, rejetant les propositions faites par des soutiens de Jean Ping à la présidentielle d’août 2016, à l’instar de Casimir Oyé Mba, Guy Nzouba Ndama et Louis Gaston Mayila, qui ont récemment émis l’idée d’une discussion franche entre Ali Bongo et l’aile dure de l’opposition ayant boudé les assises d’Angondjé. Pour Victor Missanda, «ce n’est pas à une minorité d’imposer sa volonté au plus grand nombre». «Il n’y aura plus d’autre dialogue. Celui d’Angondjé suffit pour l’ensemble des Gabonais.»

«Quand le chef de l’Etat l’avait initié, personne ne vendait cher ce dialogue. Or, c’est une réussite totale. Les choses s’étant véritablement déliées, la réconciliation est là», s’est réjoui le leader de l’Adere, qui estime que l’heure est désormais à la vulgarisation des actes de dialogue. Le parti de Victor Missanda entend notamment initier une tournée dans quelques localités du pays, particulièrement pour dire le bien-fondé de la non limitation des mandats du président de la République et le retour à deux tours à l’élection présidentielle. «Tout ce que nous voulions, c’était de légitimer le président de la République à travers une élection à deux tours. Et pour ce qui est de la non limitation de ses mandats, nous pensons qu’il appartient aux seuls électeurs de limiter les mandats du président. Si son bilan a été positif, pourquoi voulons-nous lui empêcher de se représenter ?», s’est-il interrogé sur Radio Gabon.