Fortement critiquée par les détracteurs d’Ali Bongo Ondimba qui la qualifiaient d’éléphant blanc dès sa création en 2010, la Zone économique spéciale (ZES) de Nkok est devenu, 8 ans après, le poumon de la diversification de l’économie gabonaise, avec 78 entreprises déjà actives en son sein. Publireportage.

Signalétique de l’entrée de la ZES de Nkok.© D.R.

 

Le 6 avril 2018, le Président de la république, Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, inaugurait au sein de la Zone économique spéciale (ZES) de Nkok, l’usine de placage de bois de la société Accurate Industries, l’une des 78 entreprises déjà actives dans la Zone, preuve du dynamisme de cet espace multisectoriel dédié à la transformation locale de nos matières premières et qui concourt fortement à la diversification de l’économie gabonaise, trop longtemps restée dépendante du pétrole et du manganèse.

Ali Bongo Ondimba avec les employées de l’entreprise de placage Gabon Veneer à la ZES de Nkok pendant une visite de site, le 7 février 2018 ; Ali Bongo avec les employées de l’entreprise de placage Gabon Veneer à la ZES de Nkok pendant une visite de site, le 7 février 2018 ; Gabriel Ntougou, Administrateur Général de l’Autorité Administrative de la ZES de Nkok, lors de son allocution devant le Chef de l’Etat durant la cérémonie d’inauguration de l’usine « Accurate », le 6 avril 2018. © D.R.

Fruit d’un partenariat public-privé entre l’État gabonais et le groupe singapourien Olam International, cette Zone implantée au village Nkok, à une vingtaine de kilomètres de Libreville, s’étend sur 1126 hectares et accueille des entreprises opérant dans divers secteurs dont le bois, la sidérurgie-métallurgie, la chimie, la pharmacie, les matériaux de construction, la machinerie, la formation, l’agro-industrie, etc.

Selon Gabriel Ntougou, l’Administrateur général de la ZES de Nkok : « la Zone consomme en moyenne  720,000 m3 de flux de bois par an, dont 400,000 m3 transformés sont exportés par l’ensemble des entreprises du secteur bois déjà installées. 7,000 tonnes de fer y sont transformées chaque année ; 200 milliards de francs CFA d’investissements directs étrangers attirés à ce jour ; 521 containers exportés chaque mois, soit 1/3 des exportations nationales et plus de 3000 emplois déjà créés ».

Actuellement, la production de placages au sein de la ZES de Nkok supplante celle de l’ensemble des pays du Bassin du Congo, hissant ainsi le Gabon à la première place des pays exportateurs de déroulage en Afrique. L’ambition affichée des plus hautes autorités étant que notre pays occupe la première marche du podium mondial dans ce secteur, d’ici fin 2019.

Preuve, s’il en était besoin, de la justesse de la vision du Chef de l’État, initiateur de ce projet qui, il convient de le rappeler, avait pourtant suscité et essuyé moult critiques acerbes de la part des contempteurs d’Ali Bongo Ondimba et de la presse locale et internationale.

En effet, à peine lancé en septembre 2011, le projet de la Zone économique spéciale (ZES) de Nkok avait fait l’objet de toutes sortes de critiques et d’attaques tous azimuts. A titre d’exemple, l’on peut citer ce reportage réalisé en 2014 par la journaliste Gaëlle Laleix de Radio France internationale (RFI), dans lequel un représentant de la société civile gabonaise, Adrien Paul Ivanga Adyayeno explique :

 « Ce projet a été l’objet d’une inauguration en grande pompe, mais par rapport aux plans qui m’ont été donnés de voir, rien n’est fait. Les trois mille (3000) emplois sont toujours attendus. Nous en sommes toujours là. C’est de la pure mystification, des effets d’annonces ».

Sur un ton encore plus dur, on peut aussi relever cette publication du blog Mediapart.fr, dans sa publication du 17 juillet 2015, reprenant un post de l’activiste bloggeuse gabonaise Anne-Marie DWORACZEK-BENDOME qui, tout en reconnaissant que le modèle économique de la Zone économique spéciale de Nkok voulu par le Président de République, Ali Bongo Ondimba, est novateur, indiquait que :

 « Hors des incantations et de la cécité des tenants du pouvoir, on se moque des gabonais simplement, le compte n’y est pas. La ZES de Nkok est moribonde…personne ne veut y aller ». Et l’auteur de l’article conclut sur un ton railleur : « Comme quoi n’est pas Deng Xiaoping, le père des réformes économiques chinoises, qui veut. Ce n’est pas fait pour les amateurs ».

Pour sa part, le Journal ‘’Echos du Nord’’ rapportait dans un forum publié sur son site web en 2016, que la Banque mondiale, au cours d’un séminaire organisé au mois de septembre 2014 à Libreville, « a souligné et surligné l’échec de la Zone économique spéciale de Nkok ». Rien que ça !

Heureusement, à l’épreuve du temps, il y en a qui savent reconnaître leurs erreurs passées lorsqu’ils sont confrontés à la réalité des faits. C’est le cas du vice-président de République, Pierre-Claver dénigrer le projet de la ZES de Nkok. Mais, le 8 octobre 2017, à l’occasion d’une visite effectuée sur le site de Zone, ce dernier a reconnu s’être trompé sur l’importance de ce projet pour l’économie gabonaise :

 « J’avoue, j’étais dubitatif. Moi qui ne passe pas la brosse à reluire à qui que ce soit, j’en ressors satisfait et je dis bravo au Chef de l’État pour cette idée lumineuse qu’il a eue », a indiqué le vice-président de la République, avant de conclure qu’Ali Bongo « a eu tort d’avoir raison trop tôt ».

Quelques chiffres de la ZES de Nkok au 31/01/2018 :

Un guichet unique de 18 administrations pour faciliter l’installation et l’accompagnement quotidien des opérateurs.

  • 74 entreprises dans la ZES dont 56 en production et 18 en construction
  • Plus de 2150 emplois directs dont 70% nationaux et 30% étrangers
  • 197 Milliards francs CFA d’Investissement Directs Étrangers
  • 521 containers exportés/mois soit 1/3 des exportations nationales
  • 720 000 m3 de flux de bois en grumes consommés en moyenne mensuellement
  • 400 000 m3 de bois transformés et exportés annuellement par l’ensemble des entreprises du secteur bois.
  • 7000 tonnes de fer transformées par an.