Édouard Mabounda (76 ans) qui avait décapité sa concubine Flavienne Nguema Obone (78 ans) à la machette le 19 juin 2011 à Ayeme Plaine, une bourgade du département du Komo-Mondah (Estuaire), a été condamné à perpétuité le 5 juillet à la faveur de la reprise des sessions criminelles de la Cour d’appel de Libreville.

Gabonreview.com - homme à la machette - © AFP

Après un an passé à méditer sur le sort pouvant lui était réservé à la suite de l’assassinat de la femme qui avait passé 33 ans avec lui, Edouard Mabounda a écopé de la peine maximale : la perpétuité. Ayant sectionné, à la machette, le bras gauche et la tête de sa concubine, Obone Nguema, il a été reconnu coupable d’assassinat, unique chef d’inculpation.

Gabonreview.com - Edouard Mabounda devant la Cour - © D.R.«Je la soupçonnais de me tromper. Elle ne voulait plus qu’on partage le même lit. Elle ne voulait plus me sentir», a déclaré le vieil Édouard, à la question des magistrats sur les raisons l’ayant conduit à ôté la vie de sa concubine.

Les faits remontent au 19 juin 2011 lorsque le corps sans vie de Flavienne Nguema Obone, 78 ans, baignant dans du sang, a été découvert dans la chambre qu’elle partageait à Ayemé-Plaine, dans le Komo-Mondah (Estuaire), avec ses deux petits-fils, Tony et Étienne. Après son acte, sieur Édouard Mabounda qui serait un repris de justice s’était évanoui dans la nature. Il a été rattrapé par la gendarmerie de Nkoltang qui l’a ensuite placé en garde à vue, avant de le déférer devant le procureur de la République.

Le ministère public et la défense ont évoqué des circonstances atténuantes en raison de son âge et du contexte du crime, mais la Cour est restée intraitable estimant que Mabounda Édouard n’était pas en situation de légitime défense et que le fait d’avoir frappé à plusieurs reprises sur sa victime témoignait de sa volonté à en finir avec celle-ci.

«Les faits sont constants. Ils ont été reconnus aussi bien depuis le début de l’enquête préliminaire, que lors de l’interrogatoire devant le procureur de la république. Ils ne souffrent donc d’aucune contestation. Il s’agit d’un crime commis avec préméditation. C’est donc un assassinat. Sa culpabilité ne souffre d’aucune contestation», a soutenu le procureur général, Nestor Mvou. Les circonstances atténuantes évoquées n’ayant donc pas été prises en compte en raison de la gravité des faits, le vieil Édouard Mabounda devra se contenter de terminer sa vie à la prison centrale de Libreville.