Les «soldats d’Ali Bongo Ondimba» ne se rendront plus au Trocadero le week-end prochain. Ils avaient à cœur de venger le président de la République dont l’autorité, selon eux, a été mise à mal par les «résistants» lors de leur intrusion dans les locaux de l’ambassade du Gabon en France.  

Des Gabonais manifestant au Trocadero, le 15 octobre 2016. © D.R.

 

Ils s’étaient jurés de leur faire payer leur impertinence vis-à-vis du président gabonais, dont l’autorité, selon eux, a été mise à mal lors de l’intrusion, le 1er juin dernier, d’un groupe de jeunes compatriotes dans les locaux de l’ambassade du Gabon en France. Gaël Koumba Ayouné et ses compagnons, qui se présentent comme «les soldats de son excellence Ali Bongo Ondimba» ont fait volteface, ce jeudi 7 juin. Leur face-à-face avec les «résistants» de France, annoncé pour le 9 juin prochain à Paris au Parvis des droits de l’homme n’aura donc plus lieu.

La raison de ce volteface s’explique par la main courante déposée ce même 7 juin par le président de l’Observatoire gabonais sur la responsabilité sociétale des entreprises, des administrations et des industries (Ogarsei) en France. Rendu au commissariat de police d’Orléans, Jean Jacques Eyi Ngwa a dénoncé les «injures» et les «menaces écrites» proférées, depuis le 2 juin, par Gaël Koumba Ayouné et Karine Arrissani à l’encontre des membres de son association, qui prévoie d’organiser un rassemblement au Trocadero le week-end prochain. Un rassemblement dont l’objectif est de «dénoncer la dérive sur les droits humains au Gabon».

«Les deux individus nous menacent de nous casser la gueule, en découdre avec notre groupe le samedi 9 juin lors de notre rassemblement. Ils estiment que nous avons dénigré le président du Gabon, Ali Bongo», a déclaré Jean Jacques Eyi Ngwa à l’officier de police judiciaire ayant reçu sa déclaration. En atteste la copie de ladite déclaration publiée sur sa page Facebook par le président du Rassemblement des jeunes patriotes gabonais (RJPG, Armée du Mapane).