Au terme de la concertation du 20 novembre dernier avec les 14 centrales Syndicales ayant déposé un préavis de grève sur sa 13 novembre dernier, le Premier ministre Raymond Ndong Sima est parvenu à désamorcer la menace de grève générale en acceptant les négociations avec les syndicats, à compter du 26 novembre prochain.

Le Premier ministre, Raymond Ndong Sima, est parvenu à désamorcer la menace de grève générale en acceptant les négociations avec les syndicats, à compter du 26 novembre prochain - © gouvernement.ga

22 points sont inscrits dans le préavis de grèves des syndicats. Les revendications sur la vie chère concernent la baisse effectives des prix des produits (importés et locaux) de consommation courante ; l’obtention de la baisse réelle du prix de l’eau et de l’électricité, conformément à l’accord signé en 2010 entre le gouvernement et les partenaires sociaux ; et le renforcement du parc automobile de la Société gabonaise de transport (Sogatra), en réponse au coût élevé du transport urbain.

Concernant les droits des travailleurs, les syndicats réclament notamment l’augmentation du SMIG de 80 à 150.000 francs CFA ; l’augmentation du point d’indice de 425 à 1200 ; la révision des grilles salariales des secteurs privé et parapublic ; le paiement des plans sociaux et droits de licenciement des déflatés des sociétés Agro Gabon, Gabon Telecom, Gabon Poste, CFG, Air Gabon, Africa n°1 ; l’élaboration d’un plan social pour les agents de la CNSS déversés à la Fonction publique.`

A l’issue de cette réunion, le premier ministre a déclaré être satisfait du déroulement de ces travaux et qu’une commission ad hoc, tripartite, chargée du suivi du dossier sera mise en place en vue du démarrage effectif des négociations. «Trois (3) commissions ont été mises en place pour discuter des 22 points inscrits dans le cahier des charges des centrales syndicales», a affirmé Raymond Ndong Sima.

Fridolin Mvé Messa, porte-parole des centrales syndicales, «le premier ministre a tracé la voie à travers l’ouverture des négociations et nous allons informer la base (les travailleurs) de ce qui s’est dit avec le chef du gouvernement, sachant que nous avons trois semaines pour aboutir à des conclusions positives». Les négociations entre les deux parties promettent certainement d’être âpres. Mais le gouvernement a tout intérêt à trouver des solutions viables et pérennes, notamment pour s’éviter les contrecoups d’une grève générale illimitée.