Naneth Nkoghé, chanteuse gabonaise, a présenté officiellement «Minga», son nouvel opus, le 20 février à Libreville. L’œuvre compte dix titres traitant d’une femme africaine contemporaine qui a soif de vivre et qui se bat pour réussir. Interview avant le concert du 23 février.

Naneth, vous revenez six ans après «Le Présent» avec «Minga». La femme est au centre de cette œuvre, est-ce une forme de sensibilisation pour le respect de celle-ci ?

On essaye de faire passer le message par le biais de l’art donc avec du plaisir dans la douceur pour faire en sorte que chacun réfléchisse, se questionne, s’interroge et que chacune, prenne la décision d’aller de l’avant, mette en place des stratégies, voir quels sont les manques à combler, les choses à contourner pour essayer d’être une femme sans maladie, pour essayer de garder la moralité et la décence, pour essayer d’éduquer toute une nation dans les règles de l’art.

Qu’est-ce que l’on peut retenir de ce deuxième album par rapport au précédent ?

Il y a une grande différence entre les deux ! En fait, pour moi, le premier album était un essai. Je quittais le monde du Hip-Hop, pour me lancer dans la musique world beaucoup plus ouverte, beaucoup plus large. J’ai mis six ans pour réaliser le deuxième album et je veux que ce soit celui de la maturité, beaucoup plus sérieux, beaucoup plus ciblé, beaucoup plus profond sur les mélodies à thématique sans oublier la promotion de la culture gabonaise.

La femme gabonaise n’est pas assez mature selon vous…

J’estime qu’il y a un travail interne à faire sur soi-même ! En tant que femme, jeune fille, mère, jeune, ancienne, sage, parce que la femme est au centre de la société. C’est le pilier, c’est elle qui éduque. Donc, si quelque chose ne va pas, c’est en partie à cause de la femme, qu’elle n’a pas complètement et correctement joué son rôle. Moi, j’interpelle tout simplement. Je n’accuse pas, j’interpelle ! La méthode que j’ai trouvé c’est l’art ! La musique parle à tout le monde et elle parle toujours ! J’ai mené des actions concrètes dans le passé, et je poursuivrais ce combat.