Koffi Olomidé, star congolaise du Ndombolo et de la Rumba, a été inculpé, le 13 février dernier, pour viols et séquestrations sur trois de ses anciennes danseuses par un juge d’instruction de la ville de Nanterre, en France.

Koffi Olomide effectue une démonstration de Dombolo avec sa troupe de danseuses, le 30 juillet 2011 à Abidjan.

L’affaire suit bien son cours. ? Koffi Olomidé qui a récemment sorti un nouvel album, « Abracadabra », vient d’être mis en examen en France, pour viols et séquestrations.

Arrivé en France un jour avant, le musicien a été interpellé par la police des frontières qui l’a ensuite remis aux agents de la police judiciaire. Après une nuit en garde à vue, il a été auditionné par la juge d’instruction de Nanterre, le lundi 13 février dernier dans l’après-midi. Selon l’avocat de la star congolaise, l’une de ses ex-danseuses avait, en 2008, déposé plainte pour viol et séquestration. Après cette première plainte, deux autres danseuses ont joint leur plainte pour les mêmes causes. Fait à relever : l’une d’entre elles, était encore mineure au moment des faits.

Les aficionados du chanteur assurent que l’affaire qui s’ébruite depuis 2006, serait un piège de plus tendu à Koffi Olomidé, par ses détracteurs. L’avocat de la star a d’ailleurs déclaré à la presse que « Le dossier d’instruction est complètement vide et creux : il n’y a aucune preuve matérielle et les déclarations des trois femmes qui l’accusent de les avoir violées, recèlent de nombreuses contradictions ».

Pourtant, Koffi Olomidé avait quitté la France au lendemain de ces accusations, pour se réfugier dans son Congo natal durant trois ans de séjour de séjour interrompu. Au cours d’une conférence de presse consacrée à la sortie de son nouvel effort «Abracadabra», fin janvier dernier à Kinshasa, l’auteur, compositeur et interprète, s’est déclaré prêt à affronter la justice française afin de mettre un terme à la rumeur qui courait au sujet de ces accusations.

«Quelle que soit la durée de la nuit, le soleil fini par apparaître. Je pense que tout problème quelle que soit sa grandeur, trouve toujours une solution. Bientôt, j’irai en Europe pour en savoir un peu plus sur le dossier. Je n’ai peur de rien», a-t-il alors déclaré, concluant : «la vérité finira par triompher

Des sources concordantes assurent que depuis cet exil en RDC, Koffi Olomidé avait sollicité l’aide d’un ténor du barreau parisien pour l’aider à faire face à cette affaire dont il a toujours plaidé l’innocence. Par la voix de son avocat et député UMP Manuel Aeschlimann (dont un des enfants a pour parrain un certain… Nicolas Sarkozy) la star espère sortir libre de cette sombre affaire.

Son retour non forcé en France et la volonté affichée de répondre finalement aux accusations dont il se dit victime, lui, permettront-ils de bénéficier de la clémence de la juge ? Affaire à suivre, même si le chanteur à jugé plus prudent de rentrer en RDC après avoir répondu aux questions du juge.