Décidée à gagner la bataille judiciaire face Total Gabon et EMPT, l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) a obtenu la citation directe en correctionnelle des patrons de ces deux sociétés. Ces derniers comparaitront au tribunal correctionnel de Port-Gentil, le 25 juillet.

© D.R.

 

Nouveau rebondissement dans le bras-de-fer qui oppose les entreprises Total Gabon et d’EMPT à l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep). Le 25 juillet, le directeur de Total Gabon et celui d’EMTP comparaitront devant le tribunal correctionnel de Port-Gentil, pour atteinte à liberté syndicale et du droit de grève. Ils encourent une peine d’un à six mois de prison et une amende de 30 000 à 300 000 francs CFA.

L’Onep réclame par ailleurs 150 millions de francs CFA de dommages et intérêts pour «le préjudice direct et indirect» causé par Total Gabon et EMPT. Total Gabon est accusé d’avoir contourné le droit de grève de l’Onep, lancé le 9 juillet. La compagnie pétrolière a notamment substitué les employés grévistes par les travailleurs de la société EMTP.

«La société aura beau se targuer de son droit de procéder à des remplacements, il n’en demeure pas moins que lesdits remplacements ne peuvent se faire qu’avec le personnel de Total Gabon et non des travailleurs externes», avait relevé l’Onep. Si le syndicat a suspendu sa grève le 20 juillet, la bataille judiciaire, elle, suit son cours.