Le Syndicat national des greffiers (Synagref) va entrer en grève générale ce 21 février. Décidée à l’issue de l’assemblée générale tenue 20 février à Libreville, la grève vise à amener le gouvernement à satisfaire quatre revendications majeures : le statut particulier  des greffiers, le salaire de la promotion 2017, l’établissement des cartes professionnelles et la signature intégrale de tous les arrêtés portant titularisation des greffiers.

Le bureau exécutif du Synagref avec, au centre, Georges Boupenga, lors de l’assemblée générale du 20 février à Libreville. © Gabonreview

 

Excédé par la non satisfaction de ses revendications, le Syndicat national des greffiers (Synagref) a décidé d’entrer en grève illimitée à l’issue de son assemblée générale, tenue le 20 février à Libreville. «A l’issue de l’assemblée générale de ce jour, la base du Synagref a opté pour la grève illimitée jusqu’à l’aboutissement de certains points que nous jugeons cruciaux pour le déroulement de notre carrière», a déclaré le président du syndicat.

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Selon Georges Boupenga, ces revendications concernent le statut particulier des greffiers, le salaire de la promotion 2017, l’établissement des cartes professionnelles, ainsi que la signature intégrale de tous les arrêtés portant titularisation des greffiers. «Après avoir suspendu notre mouvement de grève depuis plus de huit mois (…) nous estimons que le temps accordé au gouvernement pour régler ce problème a atteint son épilogue et maintenant nous voulons des actes concrets», a affirmé le président du Synagref.

A l’issue d’un entretien avec le ministre de la Justice, le 13 février dernier, le syndicat avait décidé en effet de suspendre sa grève, convaincu par la bonne volonté de ce dernier de résoudre les problèmes posés. Cette fois-ci, le syndicat ne pliera pas. «Le syndicat ne va pas se laisser intimider. Nous disons qu’un cahier des charges est sur la table du gouvernement et ce dernier a pris des engagements qui malheureusement pour certains, n’ont pas été tenus. Et, las d’attendre toujours des promesses qui ne se réalisent pas, cette fois-ci nous n’allons pas faiblir», a averti Georges Boupenga.

Décidée par la base le 20 février, la grève sera effective le 21 février. «Le service minimum se limite aux renseignements faits par les chefs des services le reste des services seront fermés», a souligné le président du Synagref, insistant sur la conduite à tenir tout au long du mouvement d’humeur.

«Nous avons demandé à nos syndiqués d’être présents tous les jours à leur lieu de travail parce que la loi exige que la grève se fasse sur le lieu de travail. Nous avons demandé aussi aux greffiers d’observer le piquet qui se tiendra de 8h à midi en toges. Ce sont les quelques points que nous avons demandés à nos syndiqués d’observer scrupuleusement, pour n’est pas être en porte à faux avec la loi», a conclu Georges Boupenga.