Le procureur de la République Olivier Nzaou a échangé le 5 novembre avec le commandant en chef de la police, le général de division Marcel Yves Mapangou Moussadji, sur le renforcement de la coordination des actions entre la police et la justice, pour un meilleur traitement des enquêtes.

Le procureur de la République Olivier Nzaou et les responsables des unités opérationnelles de la police judiciaire, le 5 novembre 2018. © Gabonreview

 

Le procureur de la République s’est entretenu le 5 novembre avec certains responsables des unités opérationnelles de la police judiciaire (OPJ). Le renforcement de la collaboration entre la police et la justice pour désamorcer la montée effrénée de la délinquance était au centre de cette rencontre.

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«Le parquet ne peut rien faire sans les unités d’enquêtes. Nous ministère public, nous sommes la direction, mais cette direction ne peut être efficace sans le concours, des unités opérationnelles», a déclaré Olivier Nzaou. Il s’est engagé, au nom du parquet de la République, à participer à toutes les enquêtes, du début à la fin, pour un traitement efficace des procédures.

Selon le procureur de la République, «le code de procédure pénale le rappelle, les officiers et agents de police judiciaire constatent les infractions pénales, en recherchent les preuves et en identifient les auteurs. Ils sont alors placés sous le contrôle, la direction et la surveillance de l’autorité judiciaire». En rappelant cette évidence, ce dernier a exigé d’être informé du déclenchement des investigations policières, de l’identification du suspect, de l’avancement des investigations, ainsi que des placements en garde à vue.

Le procureur de la République envisage d’initier des formations (pratiques et théoriques) conjointes pour parvenir à une meilleure coordination des actions entre la police et la justice. Ces propositions ont été appréciées par l’ensemble de participants à cette rencontre ; notamment le Commandant en chef en second de la police chargé des unités opérationnelles, l’inspecteur général des forces de police nationale, le préfet de police de Libreville, le directeur de cabinet du commandant en chef, le chef d’état-major de police d’investigation judiciaire, le directeur général de l’Office central de lutte anti-drogue, le conseiller du chef d’état-major des polices urbaines, le directeur général de l’organisation et de personnel, ainsi que les procureurs adjoints et les substituts du procureur.