La cour d’appel de Mouila a requis deux mois d’emprisonnement, dont un ferme et un avec sursis, et 300.000 francs d’amende contre le conseiller stratégique de la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) et le journaliste de Radio Matsanga.

Marcel Libama et Juldas Biviga, à l’audience à la Cour d’appel de Mouila. © D.R.

 

Le feuilleton judiciaire de l’affaire Marcel Libama, Juldas Biviga et le procureur de la République près le tribunal de première instance de Tchibanga a connu son épilogue le 26 juillet à la cour d’appel de Mouila.

Poursuivis pour diffamation par voie de presse par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Tchibanga, le conseiller stratégique de la Conasysed et de la Dynamique unitaire, Marcel Libama

et le journaliste de radio Matsanga, Juldas Biviga, ont écopé chacun de 2 mois d’emprisonnement, dont un avec sursis et un ferme et 300.000 francs CFA d’amende.

Marcel Libama et Juldas Biviga ayant déjà purgé 37 jours de prison, depuis le 20 juin 2017, sont désormais libres à compter du 26 juillet 2017.

Si le conseiller stratégique de la Conasysed et de la Dynamique unitaire peut se réjouir de la fin des ennuis judiciaires, il reste que la quiétude n’est pas à l’ordre du jour. En effet, un conseil de discipline convoqué par le ministère de l’Éducation nationale devra siéger pour traiter de son cas.

«L’acharnement continue contre la Conasysed et ses membres. On croyait le dossier enterré mais c’était sans compter avec la haine qui anime les autorités du ministère de l’Éducation nationale. Peut-on traduire en conseil de discipline un enseignant qui exerce son droit de grève? Si la grève est un délit, que tous les enseignants soient traduits en conseil de discipline. Quelle honte! Même Marcel Libama emprisonné, doit passer en conseil de discipline», a fustigé le délégué administratif de la Conasysed, Louis Patrick Mombo.