Présumés coupables de la tentative d’assassinat de la fillette éventrée à vif à Nkembo dans le 2è arrondissement de Libreville, Amzat, Idriss Ndong Adamou et Phélia Andjomo Romeno sont actuellement incarcérés à la prison centrale de Libreville, où ils attendent leur jugement.

© Gabonreview/Shutterstock

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Le trio de présumés éventreurs de la petite Marie-Catherine Ntsame Ovono est incarcéré depuis le 12 juin dernier à la prison centrale de Libreville, où il attend d’être jugé. «Les indélicats ont été déférés en attendant d’être jugés, ainsi que le prévoit la loi, puisque l’instruction suit son cours normal», a déclaré le procureur général près le tribunal de première instance de Libreville, relayée par l’AGP. De quoi taire les rumeurs selon lesquelles les présumés coupables dont Amzat (26 ans, de nationalité béninoise), Idriss Ndong Adamou (22 ans, Gabonais) et Phélia Andjomo Romeno (18 ans, Gabonaise), seraient en liberté. Alors qu’il se dit que le trio agit sur ordre de certains barons du régime en place, aucune personne n’a encore été interpellée. «Nous ignorons pour l’instant qui sont les commanditaires de cette tentative d’assassinat. Cependant, l’enquête suit son cours normal», a souligné Sidonie-Flore Ouwé.

Selon elle, les trois individus sont des récidivistes connus des services de la Police judiciaire, et qui s’adonnaient également au proxénétisme. «Dans nos investigations, nous avons découvert que Amzat et ses acolytes pratiquaient aussi le proxénétisme. Ce dernier était chargé de trouver des hommes à Phélia Andjomo Romeno, moyennant de l’argent», a-t-elle affirmé. Vivement le dénouement de cette enquête, dont les conclusions sont attendues par les populations, choquées par cette affaire.

Pour rappel, Marie-Catherine Ntsame Ovono a échappé à une tentative d’assassinat. Gravement blessée, la jeune fille a été internée deux semaines durant dans une structure médicale, d’où elle est récemment sortie. Sa vie n’est donc plus en danger. L’enquête en cours a permis de découvrir, chez Phélia Andjomo Romeno, plusieurs preuves accablantes dont un bidon de cinq litres contenant du sang humain, ou encore un sachet, dans un état de putréfaction, contenant des organes humains et deux sabres.