Le ministre de la Justice et des Droits humains, Garde des Sceaux, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou, s’est entretenu le 26 juillet avec Me Lubin Ntoutoume et les membres du Conseil de l’ordre, sur des questions liés au fonctionnement de l’appareil judiciaire.

Pose pour la postérité entre les membres du Conseil de l’ordre et le Garde des Sceaux. © D.R.

 

Le Conseil de l’ordre et Me Lubin Ntoutoume ont été reçus par le ministre de la justice, des Droits humains, Garde des Sceaux, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou. La crise au sein du barreau, les précédentes grèves des magistrats et des greffiers, la formation des magistrats et bien d’autres questions préoccupantes qui minent le secteur judiciaire gabonais ont été abordées par le ministre et ses hôtes.

Selon Me Lubin Ntoutoume, la crise actuelle au sein du barreau du Gabon doit être considérée comme un problème de justice. «Une justice sans la défense, sans les avocats, est une justice qui court le péril de son honneur et de sa dignité. Un barreau rayonnant est une fierté pour son pays. Les avocats du Gabon se battent à travers les organes de l’Ordre pour l’affirmation de l’Etat de droit, et c’est encore l’image du pays qui est en jeu», a-t-il expliqué.

Le bâtonnier élu puis suspendu assure vouloir porter haut les couleurs du Gabon et la représentation du barreau qui «était devenue si rarissime ces dernières années, aux dires des barreaux amis et des autres bâtonniers».

Préoccupés par la question de la formation des magistrats, Me Lubin Ntoutoume et la délégation qui l’accompagnait ont réaffirmé leur volonté de soutenir l’État dans ses missions, et surtout  d’associer les magistrats à leurs programmes de formation, dans le cadre des partenariats noués à l’extérieur, notamment avec l’Ecole régionale supérieure de la magistrature (ERSUMA) et la conférence des barreaux Ohada.