Le renouvellement du bureau de la Fédération gabonaise de judo (Fegajudo) traine le pas, alors que le mandat du bureau fédéral sortant s’est achevé depuis quatre mois. Si certains athlètes regrettent cette situation, d’autres jugent catastrophique le bilan de l’actuel président fédéral.

Le président de la Fegajudo André Angwé a la tête de la fédération depuis 22 ans. © gabonallsport.info

 

L’avenir du judo gabonais fait l’objet d’âpres discussions. Le renouvellement de la Fédération gabonaise de judo (Fegajudo) n’est toujours pas d’actualité, alors que le mandat du bureau fédéral s’est achevé depuis juillet dernier. Cette « illégalité » handicape sérieusement les activités de cette discipline.

Lors d’une récente sortie, le secrétaire général sortant de la fédération a tiré la sonnette d’alarme, face à la situation dans laquelle est plongé le judo national. Ghislain Essabé a notamment relevé l’existence de deux ligues dans la province de l’Estuaire, un club dans le Haut-Ogooué et une seule ligue légale, celle de l’Ogooué-Maritime. En gros : «Une fédération illégale», a-t-il déploré.

Ce dernier a également dénoncé les accointances entre certains agents du ministère des Sports et le président fédéral. En effet, André Angwé a été suspendu, puis inexplicablement réhabilité alors que son bilan est très contesté : un dernier mandat sans assemblée générale, 22 ans à la tête de la Fegajudo avec un seul club créé durant cette période.

«Peut-il nous dire ce qu’il a laissé au judo et ce que nous garderons de lui après 22 ans sans partage ? Pourquoi ne veut-il pas passer la main alors qu’il est conscient de son bilan négatif et surtout que nous les judokas nous ne voulons plus de lui ?», a déclaré un ancien international, président de club.

Tous les regards sont désormais tournés vers la tutelle. Sera-t-elle capable de trancher dans le vif pour remettre cette fédération à l’endroit ?