Apres 22 ans à la tête de la Fédération gabonaise de judo (Fegajudo), André Angwé a librement, et sans pression, décidé de ne pas se représenter à la prochaine assemblée élective.

Le président de la Fédération gabonaise de judo, André Angwé passe la main. © Gabonreview

 

André Angwé ne sera pas candidat à sa propre succession à la tête de la fédération gabonaise du judo. Par «amour» pour cette discipline, l’actuel trésorier général de l’Union africaine du judo l’a solennellement déclaré le 14 novembre 2017, à son bureau au 4e étage du Palais Leon Mba.

Cette annonce qui ne manquera certainement pas de surprendre ses détracteurs, a le mérite d’ouvrir la voie au renouvellement de l’équipe dirigeante de la Fegajudo. «Je ne serai plus candidat. J’ai décidé librement, sans contrainte aucune, sans pression aucune, j’ai décidé de passer la main. Ce qui me reste actuellement est de mener à son terme le processus qui nous conduira aux élections», a déclaré André Angwé.

Selon ce dernier, contrairement à ceux qui pensent et affirment que le renouvellement du bureau de la Fédération gabonaise de judo ne serait pas d’actualité, un calendrier provisoire existe. Celui-ci mettrait un point d’honneur à tenir des assemblées électives au mois de janvier 2018. Ce «deadline», vise à permettre l’effectivité des reconnaissances juridico-administratives des clubs, ligues et de la fédération.

«Il est difficile aujourd’hui d’organiser une assemblée générale, sans que la question préjudicielle de la reconnaissance légale des clubs, ligues et fédération ne soit résolue. Selon l’accord de principe du ministère de la Jeunesse et des Sports, j’ai jusqu’en décembre pour régulariser cette situation de reconnaissance», a expliqué le président de la Fegajudo.

Si certains estiment qu’en 22 ans de présidence, André Angwé n’a pas apporté grand-chose au développement de cette discipline, le président sortant pense que cette appréciation relève simplement de la mauvaise foi et non de l’objectivité. Car, affirme-t-il, sans fausse modestie que son bilan est positif ; surtout si l’on tient compte des conditions dans lesquelles travaille la fédération.

«Sous ma présidence, nous avons eu des champions d’Afrique, des médailles d’argent, de bronze dans toutes les catégories. Ces résultats ne se limitent pas qu’au tapis, nous savons aujourd’hui qu’un arbitre gabonais est invité à administrer aux J.O de Tokyo. Sous ma présidence, nous avons été présents à plusieurs grandes compétitions et avions toujours fait honneur à la Nation, contrairement à certains», a-t-il argumenté.

Pour ses dernières semaines à la tête de la Fegajudo, André Angwé entend réunir la grande famille de cette discipline pour discuter et définir ensemble les conditions d’une assemblée générale qui sera «apaisée, calme dans laquelle tout le monde pourra se retrouver».