Le Gabon célèbre en différé du 24 au 25 avril, la 20e  édition de la Journée nationale de la femme sous le thème : «la prise en compte des femmes rurales et autochtones : gage d’un développement inclusif et durable».

Les conditions des femmes rurales et autochtones en discussion lors de la célébration de la journée nationale de la femme. © Gabonreview

 

Les participants à la célébration de la journée nationale de la femme. © Gabonreview

Le ministre de la Famille et de la Protection de l’enfance, Josué Mbadinga Mbadinga, a lancé le 24 avril les activités de la célébration de la 20e Journée nationale de la femme. Cette édition met en l’honneur le monde rural, à travers son thème : «la prise en compte des femmes rurales et autochtones : gage d’un développement inclusif et durable».

«En choisissant ce thème, l’objectif du gouvernement est de susciter un intérêt réel autour de la femme rurale dans tous les domaines et de créer une synergie multidimensionnelle entre la femme rurale et celle de la ville», a déclaré Josué Mbadinga Mbadinga.

Ce thème, a-t-il affirmé, traduit également l’engagement du président de la République et du Premier ministre à veiller au bien-être de tous les Gabonais.

Pendant deux jours, les participants à cette manifestation seront sensibilisés sur les éléments de la Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (Cedef), le plan de la décennie de la femme. Ils participeront également à des conférences, débats et témoignages autour de la femme, sa prise en compte et son implication dans le développement du pays.

La vingtième édition de la Journée de la femme célèbre également la Gabonaise, via les prouesses de son génie créateur exposée dans la foire, à travers des stands et ateliers de transformation des produits du terroir.

Josué Mbadinga Mbadinga qui était entouré de ses collègues en charge de la Décennie de la Femme, de l’Economie, de l’Agriculture et de la Promotion des Investissements privés, a rendu un vibrant hommage à la femme gabonaise.

«La femme rurale mérite un soutien et un encadrement spécifiques. En effet, il n’est pas rare de voir dans certaines de nos contrées, des femmes vivant seules et ayant perdu leur conjoint, ne sachant ni lire, ni écrire, n’ayant ni situation confortable, ni revenus stables, subvenir aux besoins de leurs progénitures grâce à leur sens aigüe de l’organisation et à la gestion rigoureuse des maigres ressources qu’elles tirent généralement de l’agriculture, de la pêche, de l’artisanat ou du petit commerce».