La capacité pour la presse à inscrire sa contribution dans la promotion des sociétés pacifiques, justes et inclusives sera examinée du 3 au 4 mai à la Chambre de commerce de Libreville

Les manifestations relatives à la journée mondiale de la presse se dérouleront du 3 au 4 mai à Libreville. © D.R.

 

A l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, commémorée le 3 mai de chaque année, le Gabon organise des manifestations sous le thème retenu par l’Unesco cette année: «Le rôle des médias dans la promotion des sociétés pacifiques, justes et inclusives».

Plusieurs communications figurent au menu de ce programme. Du 3 au 4 mai, des échanges interactifs vont rythmer les communications libellées sur «Le rôle des médias dans la consolidation de la paix : leçons de la dernière élection présidentielle au Gabon», «Actions des médias pour la construction des sociétés pacifiques et inclusives», «Réseaux sociaux : instruments de paix ou de tension ?», «Apport du journalisme pour le développement durable» et «l’état des lieux des recommandations formulées par les professionnels des médias depuis 2013».

Dans son rôle de censeur et moralisateur de la vie politique dans le pays, la presse gabonaise avait une partition à jouer avant, pendant et après la dernière élection présidentielle. Une singulière implication cadrant avec le thème de cette édition, dont la portée de la problématique reste encore d’actualité. Vu qu’il apparaît assez nettement que le pays est sorti fortement divisé de cette consultation électorale.

Une excellente opportunité pour revisiter les couloirs d’actions qui ont incité à la compromission de la paix, notamment les violences post-électorales qu’ont subi les organes de presse locale, dont l’Union, la Radio télévision Nasareth (RTN), Canal Espoir et Gabon télévision.

Le dernier rapport de Reporters sans frontières qui fait perdre au Gabon 8 places, constitue un indicateur pertinent pour comprendre l’étendue des restrictions infligées à la presse et les faits de dérapages qu’on pourrait lui reprocher.

Auteur : Alain Mouanda