Les fermes agricoles de Malibé ont accueilli le lundi 16 octobre, les festivités marquant la célébration de la journée mondiale de l’alimentation. 

La journée mondiale de l’alimentation célébrée à Malibé. © Gabonreview

 

Axée sur le thème : «Changeons l’avenir des migrations. Investissons dans la sécurité alimentaire et le développement», la commémoration de la journée mondiale de l’alimentation, célébrée le 16 octobre de chaque année, s’est invitée dans les fermes agricoles de Malibé, au nord de Libreville.

Organisée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en collaboration avec le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, chargé du programme graine, la célébration de cette journée a été structurée autour de la découverte des produits agricoles des fermes cultivées par des personnes considérées comme des migrants au Gabon.

Quelques produits exposés. © Gabonreview

Pour être en phase avec le thème de l’édition 2017, le ministre en charge de l’Agriculture a estimé que «l’organisation de cette activité commémorative sur ce site est donc une forme de reconnaissance à l’égard des efforts inlassables de cette communauté amie, en termes de renforcement de l’offre alimentaire issue de la production locale».

Yves-Fernand Manfoumbi dont le département s’est engagé à relever un défi, celui de la faim zéro d’ici 2030, sait qu’il doit vaincre plusieurs facteurs qui sont à la base de la persistance de la faim dans le monde : l’exode rural, la pauvreté, les phénomènes climatiques, la recrudescence des conflits, etc.

Pour Helder Muteia, coordonnateur du bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale, «On ne peut parler du développement de l’agriculture au Gabon sans évoquer la sédentarisation des populations et la question de la main-d’œuvre agricole», a-t-il indiqué, en insistant sur la mise en place des mécanismes favorisant la création des conditions propices au développement de l’agriculture.

Le représentant de l’Union des communautés amies du Gabon (UCAG) qui s’est dit honoré, à travers la célébration de cette journée au sein de leurs fermes, n’a pas manqué de louer la contribution des migrants dans  la production agricole. Victor Nzola Messo a estimé que cet apport serait considérable si les producteurs agricoles migrants parvenaient à exercer en toute légalité, c’est-à-dire à travailler avec leur carte de séjour. Or, plusieurs d’entre eux sont en situation irrégulière. Ce dernier a plaidé pour que le Gouvernement leur donne l’opportunité de se faire établir eux-aussi la carte de séjour, afin de travailler sereinement. De même, il a suggéré l’instauration par le ministère de tutelle d’une carte pour agriculteur/éleveur, associée à l’agrément agricole qui ferait d’eux des opérateurs agricoles à part entière.

Auteur : Alain Mouanda