Célébrant la journée internationale de la femme, le Comité national olympique (CNO) a exhorté les femmes à occuper davantage de postes de responsabilité dans le domaine sportif.

Léon Louis Folquet prononçant son mot de circonstance, le 8 mars 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Encourager les femmes à occuper les postes de responsabilité dans le sport, et se lancer dans sa pratique régulière. Tel était l’objectif du Comité national olympique (CNO), en célébrant la journée internationale de la femme, ce 8 mars dans le 3e arrondissement de Libreville. «Nous avons une commission Femme-Sport au sein du comité. Et nous souhaitons que les femmes s’expriment à travers celle-ci, en s’abonnant sans retenue», a déclaré le président du CNO, justifiant la célébration de cette journée par sa structure.

«Au niveau du comité olympique, nous avons également le rôle de booster les femmes, de les emmener à intégrer de plus en plus les structures sportives, car cela n’a rien d’avilissant», a déclaré Léon Louis Folquet. En effet, la commission Femme-Sport est calquée sur le modèle de la commission des femmes dans le sport du Comité international olympique (CIO). Celle-ci élabore et met en œuvre la «politique femme et sport» du CIO.

Edith Biloghe pendant son intervention, et une vue de l’assistance pendant l’évènement. © Gabonreview

Elle assure également la promotion des chances égales pour les femmes et les jeunes filles à tous les niveaux, afin que ces dernières puissent pratiquer un sport ou une activité physique et profiter des bienfaits qui en découlent.

Par ailleurs, le moment de communion entre le CNO et les femmes du troisième arrondissement de Libreville, a notamment été agrémenté d’un exposé-débat sur «l’apport de la femme dans les institutions sportives». Un thème ayant orienté l’intervention de la vice-présidente de la commission Femme et Sport, par ailleurs présidente de la fédération gabonaise de Wushu. Edith Biloghe a ainsi axé son mot de circonstance autour de la question suivante : «Peut-on soustraire la femme des institutions sportives d’aujourd’hui ?».

«Personne n’oserait douter des déséquilibres que causerait une réponse affirmative à cette question», a-t-elle alerté. Car a insisté Edith Biloghe : «La femme remplit très bien les tâches conceptuelles, organisationnelles et institutionnelles. Aussi bien dans le domaine du sport qu’ailleurs. Des études assez poussées sont unanimes sur les aptitudes des femmes, et surtout sur son sens élevé de l’organisation (…) C’est pourquoi j’exhorte les dirigeants sportifs à faire la part belle aux femmes».

Un appel repris par le président du CIO exhortant, une nouvelle fois, les femmes à s’activer pour l’occupation de postes à responsabilité dans le domaine sportif. «Avec la présidente de la fédération gabonaise de ping-pong et celle de wushu, il n’y que deux femmes à la tête de hautes institutions sportives dans le pays. La troisième, l’ancienne présidente de la fédération de handball, a récemment rejoint le gouvernement. Il y a de la place à prendre : à vous de vous activer», a conclu Léon Louis Folquet.