La Journée internationale des femmes (Jif) est célébrée en grande pompe tous les 8 mars dans d’autres pays, y compris sur le continent. Peu habitué à l’évènement, le gouvernement gabonais donne rendez-vous aux femmes le 17 avril prochain.

La femme gabonaise, plutôt utilisée pour célébrer que véritablement célébrée. © Gabonreview

 

C’est devenu une habitude. Rarement au Gabon le gouvernement a véritablement consacré une importance à la célébration de la Journée internationale des femmes, contrairement à d’autres pays du continent voire de la sous-région, à l’instar du Cameroun, où la Jif est un évènement à part entière. Cette année encore, aucune manifestation populaire n’est prévue… du moins pas pour aujourd’hui.

Dans son allocution de circonstance, Josué Mbadinga Mbadinga, tout en rappelant les origines de cette Journée et son adoption par le Gabon en 1984, a plutôt donné rendez-vous aux femmes le 17 avril prochain. Il s’agira, selon le ministre en charge de la Famille, de «la commémoration active» de la Jif, jumelée à la Journée nationale de la femme. Quelques activités sont prévues sous le thème «La prise en compte des femmes rurales et autochtones : gage d’un développement inclusif et durable».

Le gouvernement annonce «des conférences-débats sur les peuples autochtones, d’un atelier de sensibilisation sur les droits fondamentaux des femmes de façon générale, de la diffusion d’une brochure sur les femmes et les hommes qui ont œuvré et œuvrent pour la promotion de la femme gabonaise, de la réalisation d’un publi-reportage sur ces femmes et ces hommes». Il s’agira, a ajouté Josué Mbadinga Mbadinga, d’organiser un atelier de formation des femmes rurales et autochtones aux techniques de transformation, de conservation et de commercialisation des produits du terroir. Pour l’occasion, le gouvernement annonce également l’organisation d’une foire d’exposition-vente des savoir-faire ruraux et autochtones.

Cette année, la Journée internationale des femmes est célébrée le thème «L’heure est venue : les activistes rurales et urbaines transforment la vie des femmes». Au Gabon, quelques initiatives privées et du Système des Nation unies sont tout de même prévues.